🚨 Voici les 5 Actualités des Caraïbes à retenir cette semaine ⏳🌴
Dimanche 28 Juin 2026
LA JUSTICE CONFIRME LE NON-LIEU DANS L’AFFAIRE DU CHLORDÉCONE - Actu 1
La cour d’appel de Paris a confirmé ce lundi le non-lieu dans l’affaire du chlordécone, mettant un terme, à ce stade, à près de vingt ans de procédure judiciaire engagée par des associations, des victimes et des collectivités de Guadeloupe et de Martinique.
Cette décision confirme l’ordonnance de non-lieu rendue en 2023 par les juges d’instruction parisiennes. Les magistrats estiment qu’il n’existe pas suffisamment d’éléments permettant d’engager des poursuites pénales, notamment en raison des difficultés à établir les responsabilités individuelles et de la prescription de certains faits.
Les avocats des parties civiles ont annoncé qu’ils étudiaient désormais la possibilité d’un pourvoi devant la Cour de cassation. Pour Me Christophe Lèguevaques, l’un des conseils des victimes, il s’agit d’« un jour sombre pour la justice ».
Un paradoxe judiciaire
Cette décision intervient dans un contexte particulier. En 2023 déjà, les juges avaient reconnu dans leur ordonnance l’existence d’un « scandale sanitaire » ainsi que d’une « atteinte environnementale dont les conséquences humaines, économiques et sociales affectent et affecteront durablement les habitants de la Guadeloupe et de la Martinique ».
Autrement dit, la justice reconnaît la gravité des faits et leurs conséquences, mais considère qu’il n’est pas possible, en l’état du droit pénal, d’identifier et de poursuivre des responsables. C’est précisément ce paradoxe que dénoncent depuis plusieurs années les associations et les parties civiles.
Un pesticide utilisé malgré les alertes
Le chlordécone a été utilisé à partir de 1972 dans les bananeraies de Guadeloupe et de Martinique pour lutter contre le charançon du bananier.
Pourtant, dès 1979, le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) le classe comme substance « possiblement cancérogène ».
Le pesticide est interdit en France métropolitaine en 1990, mais bénéficie de dérogations permettant son utilisation aux Antilles jusqu’en 1993.
Cette différence de traitement constitue l’un des principaux griefs soulevés depuis le début de l’affaire.
Une pollution qui durera plusieurs siècles
L’une des particularités du chlordécone est sa très grande persistance dans l’environnement.
Selon les scientifiques, cette molécule peut rester présente dans certains sols pendant plusieurs centaines d’années, parfois jusqu’à 600 ans.
Aujourd’hui encore, elle contamine les terres agricoles, certaines rivières, les sédiments marins ainsi qu’une partie de la chaîne alimentaire.
Selon l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses), plus de 90 % de la population adulte de Guadeloupe et de Martinique présente des traces de chlordécone dans son organisme.
L’agence souligne également que l’exposition à ce perturbateur endocrinien est associée à un risque accru de cancer de la prostate, ainsi qu’à des effets potentiels sur la grossesse et le développement neurologique de l’enfant.
Vingt ans de procédure
Les premières plaintes avaient été déposées en 2006 par plusieurs associations de défense de l’environnement, de consommateurs, de producteurs agricoles et de protection de la santé.
Une information judiciaire avait été ouverte en 2008 pour administration de substances nuisibles, empoisonnement et mise en danger de la vie d’autrui.
Au fil des années, l’instruction est devenue l’un des plus importants dossiers sanitaires de l’histoire des Outre-mer français.
Les avocats des parties civiles avaient notamment contesté la question de la prescription, estimant que les conséquences sanitaires de cette pollution étant toujours présentes aujourd’hui, les responsabilités pouvaient encore être recherchées.
La cour d’appel n’a toutefois pas suivi cette analyse.
Une décision qui intervient malgré une récente reconnaissance de l’État
Cette décision judiciaire intervient quelques semaines seulement après l’adoption définitive par le Parlement français d’une loi reconnaissant la « part de responsabilité » de l’État dans le scandale du chlordécone.
Cette loi prévoit notamment de faire de la recherche sur le chlordécone une priorité nationale, de poursuivre les opérations de dépollution et fixe comme objectif l’indemnisation des victimes.
En revanche, cette reconnaissance politique et législative ne modifie pas automatiquement les conditions d’une éventuelle responsabilité pénale.
Un dossier qui n’est peut-être pas totalement clos
La confirmation du non-lieu ne signifie pas nécessairement la fin de toutes les démarches judiciaires.
Les avocats des parties civiles réfléchissent désormais à saisir la Cour de cassation, qui ne réexaminera pas les faits mais vérifiera si le droit a été correctement appliqué par la cour d’appel.
Quelles que soient les suites judiciaires, cette décision laisse un profond sentiment d’inachevé pour de nombreuses victimes.
Plus de trente ans après l’arrêt de son utilisation et près de vingt ans après les premières plaintes, le chlordécone demeure l’un des plus grands scandales sanitaires et environnementaux de l’histoire contemporaine des Antilles françaises, dont les conséquences continueront d’affecter plusieurs générations.
UN COLLOQUE INTERNATIONAL SUR LE CHLORDÉCONE S’OUVRE EN MARTINIQUE- Actu 2
Quelques jours seulement après la décision de la cour d’appel de Paris confirmant le non-lieu dans le volet pénal de l’affaire du chlordécone, près de 300 chercheurs, médecins, experts, professionnels de santé, institutionnels et acteurs de terrain sont réunis à l’Université des Antilles, en Martinique, jusqu’au 25 juin, dans le cadre d’un colloque international consacré à ce pesticide qui continue de marquer durablement la Guadeloupe et la Martinique.
L’objectif est de présenter les dernières avancées scientifiques sur la contamination des populations et des écosystèmes, mais aussi d’accélérer le développement de solutions concrètes pour les territoires antillais.
Les derniers résultats de la recherche présentés
La journée du 24 juin est principalement consacrée aux effets du chlordécone sur la santé humaine et sur l’environnement.
Plusieurs équipes de recherche présentent leurs travaux portant notamment sur :
les conséquences du chlordécone sur la fertilité ;
les niveaux d’exposition des populations ;
les premiers enseignements de l’étude Kannari 2, qui doit actualiser les connaissances sur l’imprégnation des habitants de Guadeloupe et de Martinique ;
les recherches menées auprès des travailleurs de la filière banane, particulièrement exposés durant les années d’utilisation du pesticide.
Ces nouvelles données doivent permettre d’améliorer la connaissance des effets sanitaires à long terme de cette pollution, alors que plus de 90 % de la population adulte des deux îles présente des traces de chlordécone dans son organisme, selon l’Anses.
Un démonstrateur pour transformer la recherche en solutions
L’un des temps forts du colloque est également le lancement des travaux autour du futur démonstrateur territorial « Solutions Chlordécone ».
Ce projet ambitionne de faire le lien entre la recherche scientifique et les applications concrètes sur le terrain.
L’objectif est d’accélérer le développement de solutions dans plusieurs domaines : réduction de l’exposition des populations, dépollution des sols, innovations agricoles, amélioration des pratiques sanitaires et accompagnement des collectivités confrontées aux conséquences de cette contamination durable.
Penser l’après-chlordécone
La journée du 25 juin sera consacrée aux politiques publiques, à la gestion des risques et aux solutions opérationnelles susceptibles d’être déployées dans les années à venir.
Chercheurs, collectivités, services de l’État et acteurs économiques échangeront sur les stratégies permettant de limiter les impacts du chlordécone sur la santé, l’agriculture, la pêche et l’environnement.
Le colloque se conclura le 26 juin avec l’ouverture du Village des Chlor’acteurs, un espace gratuit ouvert au grand public destiné à favoriser les échanges entre scientifiques, institutions, associations et habitants autour des connaissances et des solutions disponibles.
Un enjeu majeur pour les Antilles
Utilisé dans les bananeraies de Guadeloupe et de Martinique entre 1972 et 1993, malgré des alertes sur sa toxicité, le chlordécone est aujourd’hui considéré comme l’un des plus importants scandales sanitaires et environnementaux de l’histoire des Antilles françaises.
Extrêmement persistant, ce pesticide peut rester présent dans les sols pendant plusieurs siècles. Il est associé à un risque accru de cancer de la prostate, à des perturbations endocriniennes ainsi qu’à des effets potentiels sur la grossesse et le développement neurologique des enfants.
Au-delà des débats judiciaires, ce colloque rappelle que la recherche scientifique demeure aujourd’hui l’un des principaux leviers pour mieux comprendre les conséquences du chlordécone et construire des réponses concrètes pour les générations actuelles et futures.
PETRONAS ET TOTALENERGIES MULTIPLIENT LES DÉCOUVERTES AU SURINAME, TANDIS QUE LA GUYANE FRANÇAISE RESTE À L’ÉCART DU BOOM PÉTROLIER - Actu 3
Le Suriname continue de s’imposer comme l’un des nouveaux grands territoires pétroliers de la Caraïbe et de l’Amérique du Sud. Le groupe malaisien Petronas a annoncé une nouvelle découverte importante de gaz sur le bloc offshore 52, portant à huit le nombre total de découvertes réalisées dans cette zone.
Selon les premières estimations, ces découvertes représentent désormais plus d’un milliard de barils équivalent pétrole, un seuil considéré comme suffisamment important pour envisager plusieurs futurs développements industriels.
*Dans l'industrie énergétique, on convertit souvent le gaz en une unité commune appelée baril équivalent pétrole (barrel of oil equivalent, BOE). Cela ne veut pas dire qu'il y a un milliard de barils de pétrole, mais que l'énergie contenue dans le gaz découvert équivaut à l'énergie que produirait un milliard de barils de pétrole.
Pour les autorités surinamaises, cette annonce confirme que le pays possède un potentiel énergétique encore largement inexploité et pourrait, dans les prochaines années, rejoindre le Guyana parmi les nouveaux producteurs majeurs de pétrole et de gaz.
TotalEnergies poursuit également ses explorations
Quelques semaines après avoir lancé le gigantesque projet GranMorgu, premier développement pétrolier offshore du pays, TotalEnergies prépare déjà une nouvelle campagne d’exploration.
Le groupe français prévoit de forer quatre nouveaux puits à partir de 2027 afin d’identifier de nouveaux gisements exploitables.
L’objectif est clair : confirmer que le bassin pétrolier du Suriname recèle encore d’importantes réserves capables de soutenir la production pendant plusieurs décennies.
GranMorgu, développé avec l’américain APA Corporation, devrait produire environ 220 000 barils de pétrole par jour à partir de 2028, faisant entrer définitivement le Suriname dans le cercle des pays producteurs d’hydrocarbures.
Un bassin pétrolier partagé avec le Guyana
Les découvertes successives réalisées au Suriname ne sont pas isolées. Elles s’inscrivent dans le bassin Guyana-Suriname, considéré aujourd’hui comme l’une des plus importantes provinces pétrolières découvertes dans le monde depuis plusieurs décennies.
Côté guyanien, le consortium dirigé par ExxonMobil produit déjà plus de 900 000 barils de pétrole par jour, avec un objectif dépassant le million de barils quotidiens dans un avenir proche.
Les découvertes se multiplient de part et d’autre de la frontière maritime, renforçant l’idée que cette région est devenue l’un des nouveaux pôles énergétiques mondiaux.
Pendant ce temps, la Guyane française ferme la porte
Ce contraste relance inévitablement le débat en Guyane française.
Il y a quelques semaines, l’Assemblée nationale française a rejeté la proposition de loi portée par le député guyanais Jean-Victor Castor, qui visait à lever l’interdiction de rechercher, d’explorer et d’exploiter des hydrocarbures dans les territoires ultramarins.
Le texte, adopté auparavant par le Sénat, a été rejeté par les députés au nom de la loi Hulot de 2017, qui interdit toute nouvelle exploration pétrolière en France.
Pour de nombreux élus guyanais, cette décision prive la Guyane d’une opportunité économique majeure alors que ses voisins connaissent une véritable révolution énergétique.
Le débat autour des déclarations de TotalEnergies
Le rejet du texte intervient également après les déclarations du PDG de TotalEnergies, Patrick Pouyanné, qui avait rappelé lors de l’assemblée générale du groupe que les campagnes d’exploration menées au large de la Guyane française n’avaient pas permis d’identifier de gisements économiquement exploitables.
Selon lui, cinq puits d’exploration et d’appréciation ont été forés, sans découverte commercialement viable.
Mais cette analyse est contestée par plusieurs responsables politiques guyanais.
Jean-Victor Castor affirme que les explorations réalisées reposaient sur des données sismiques anciennes, datant de 2011, et qu’un seul véritable forage profond avait été effectué. Selon lui, il est donc impossible de conclure définitivement à l’absence de pétrole dans les eaux guyanaises.
Les défenseurs d’une relance de l’exploration rappellent également que les immenses découvertes du Guyana et du Suriname ont été réalisées plusieurs années après les premières campagnes infructueuses, grâce à des technologies d’imagerie géologique beaucoup plus performantes.
Deux visions du développement
Au-delà de la question énergétique, le débat oppose aujourd’hui deux visions du développement.
D’un côté, le Guyana et le Suriname misent sur leurs ressources pétrolières pour financer leurs infrastructures, leur diversification économique et leur développement.
De l’autre, la France maintient son choix de sortir progressivement des hydrocarbures, y compris dans ses territoires ultramarins, au nom des objectifs climatiques.
Pour les élus guyanais favorables à l’exploration, cette différence de stratégie nourrit ce qu’ils qualifient de « colonialisme vert », estimant que la Guyane est privée d’une ressource potentielle dont bénéficient aujourd’hui ses voisins.
Un débat loin d’être clos
Avec les nouvelles découvertes annoncées par Petronas et la poursuite des investissements de TotalEnergies, le bassin Guyana-Suriname confirme son statut de nouvelle frontière énergétique mondiale.
À mesure que les projets se multiplient de l’autre côté du fleuve Maroni, la question du potentiel pétrolier de la Guyane française pourrait revenir régulièrement dans le débat public.
Car si aucune découverte commercialement exploitable n’a été confirmée à ce jour dans les eaux françaises, les succès répétés du Guyana et du Suriname continuent d’alimenter les interrogations sur les ressources encore inexploitées de cette partie de la Caraïbe.
CUBA LANCE L’UNE DES PLUS IMPORTANTES RÉFORMES ÉCONOMIQUES DE SON HISTOIRE - Actu 4
Face à une crise économique sans précédent depuis la disparition de l’Union soviétique, Cuba vient d’adopter 176 mesures économiques, probablement les plus ambitieuses depuis la révolution de 1959.
Approuvé à l’unanimité par le Parlement cubain, ce vaste programme marque un tournant majeur pour une économie longtemps dominée par l’État. Sans renoncer officiellement au socialisme, les autorités ouvrent désormais la porte à une place beaucoup plus importante du secteur privé, des investisseurs étrangers et des mécanismes de marché.
Le président Miguel Díaz-Canel et le Premier ministre Manuel Marrero présentent ces réformes comme une nécessité pour préserver le modèle social cubain plutôt que l’abandonner.
Ce qui va changer
Le plan adopté transforme profondément plusieurs secteurs de l’économie.
Parmi les principales mesures figurent :
l’autorisation des banques privées ;
la transformation de certaines entreprises publiques en sociétés pouvant accueillir des investisseurs privés ;
la possibilité pour des investisseurs étrangers, mais aussi pour les Cubains vivant à l’étranger, d’investir plus facilement dans l’économie nationale ;
l’ouverture du secteur immobilier au développement privé ;
davantage de liberté pour les PME, qui pourront désormais posséder plusieurs entreprises et employer plus de 100 salariés ;
la création d’un véritable marché des changes afin de rapprocher le taux officiel de la réalité économique.
Pour de nombreux économistes, il s’agit du changement économique le plus important depuis les réformes engagées par Raúl Castro au début des années 2010.
Une économie sous très forte pression
Ces annonces interviennent alors que Cuba traverse une crise multidimensionnelle.
L’île est confrontée à :
une inflation très élevée ;
des pénuries alimentaires ;
un manque chronique de médicaments ;
une forte dépréciation du peso cubain ;
un exode massif de sa population ;
et surtout une grave crise énergétique qui provoque de longues coupures d’électricité dans tout le pays.
Les difficultés d’approvisionnement en carburant affectent également les transports, l’agriculture, l’industrie et le tourisme, secteurs essentiels pour l’économie cubaine.
Les sanctions américaines jouent-elles un rôle ?
La réponse est oui, mais elles n’expliquent pas tout.
Depuis plus de soixante ans, Cuba fait l’objet d’un embargo américain. Celui-ci a été considérablement renforcé ces dernières années.
Depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche, Washington a notamment :
renforcé les sanctions financières ;
accentué les restrictions visant les exportations de pétrole vers Cuba ;
compliqué l’accès aux devises étrangères ;
et multiplié les pressions sur les pays et entreprises commerçant avec La Havane.
Ces mesures ont aggravé la crise énergétique actuelle, en limitant fortement les livraisons de carburant en provenance du Venezuela et du Mexique.
Mais fait notable, Miguel Díaz-Canel lui-même reconnaît désormais que toutes les difficultés ne proviennent pas des sanctions américaines.
Le président cubain a admis que la bureaucratie, les lenteurs administratives, le manque d’efficacité de nombreuses entreprises publiques et certaines erreurs de gestion ont également contribué à fragiliser l’économie du pays.
Cette reconnaissance est inhabituelle dans le discours officiel cubain.
Vers un modèle à la chinoise ou à la vietnamienne ?
Plusieurs observateurs estiment que Cuba cherche désormais à s’inspirer du modèle adopté par la Chine ou le Vietnam.
L’idée serait de conserver un système politique à parti unique tout en accordant davantage de place au marché, aux entreprises privées et aux investissements étrangers.
Le gouvernement insiste toutefois sur le fait qu’il ne s’agit pas d’abandonner le socialisme mais de le rendre « plus efficace » et capable d’assurer les services publics et la protection sociale.
Les Cubains restent prudents
Sur l’île, l’annonce de ces réformes suscite autant d’espoir que de scepticisme. Beaucoup rappellent que plusieurs vagues de réformes avaient déjà été annoncées par le passé avant d’être ralenties ou partiellement abandonnées.
D’autres soulignent que ces nouvelles mesures ne produiront leurs effets que si elles sont rapidement mises en œuvre, dans un contexte où les coupures d’électricité, les pénuries de carburant et l’exode massif des jeunes continuent d’affecter le quotidien des Cubains.
Un tournant historique
En autorisant les banques privées, en ouvrant davantage son économie aux investisseurs et en réduisant progressivement le monopole de l’État dans plusieurs secteurs, Cuba engage l’une des transformations économiques les plus profondes de son histoire contemporaine.
Reste désormais à savoir si ces réformes seront suffisantes pour relancer une économie fragilisée à la fois par les sanctions américaines, une crise énergétique majeure, le vieillissement des infrastructures et des difficultés structurelles internes accumulées depuis plusieurs décennies.
AUCUNE ÉQUIPE CARIBÉENNE NE VERRA LES SEIZIEME DE FINALE- Actu 5
La Coupe du monde 2026 s’arrête pour les représentants de la Caraïbe. Après les éliminations d’Haïti, de Curaçao et du Panama, aucune sélection caribéenne ne disputera les seizième de finale.
Sur le plan sportif, l’objectif n’a pas été atteint. Mais cette édition restera l’une des plus marquantes de l’histoire du football caribéen, avec trois nations présentes sur la plus grande scène mondiale.
Haïti retrouve enfin la Coupe du monde
Les Grenadiers ont quitté la compétition après un match spectaculaire face au Maroc. Menant à deux reprises, les Haïtiens se sont finalement inclinés 4-2, après avoir livré l’une des rencontres les plus offensives de leur tournoi.
Cette qualification restera néanmoins historique : Haïti disputait sa première Coupe du monde depuis 1974, mettant fin à 52 années d’absence.
Le tournoi aura également été marqué par la polémique autour du maillot haïtien. La FIFA avait demandé à la fédération de modifier un motif inspiré de la bataille de Vertières, épisode fondateur de l’indépendance d’Haïti, au motif qu’il pouvait être interprété comme un symbole politique. Une décision qui avait suscité de nombreux débats dans un Mondial déjà traversé par plusieurs controverses liées au contexte politique américain et aux questions migratoires.
Curaçao écrit une page d’histoire
Malgré une défaite 2-0 face à la Côte d’Ivoire, Curaçao quitte la compétition avec un immense motif de fierté.
Avec un peu plus de 150 000 habitants, l’île est devenue le plus petit pays de l’histoire à se qualifier pour une Coupe du monde.
Au-delà des résultats, cette première participation a offert une visibilité mondiale à cette nation caribéenne et confirmé les progrès de son projet sportif, largement construit autour de joueurs évoluant en Europe.
Le Panama s’arrête aussi au premier tour
Troisième représentant de la région, le Panama n’a pas réussi à franchir la phase de groupes.
Habitués ces dernières années à s’imposer comme l’une des meilleures sélections de la CONCACAF, les Canaleros quittent eux aussi la compétition sans qualification pour les huitièmes de finale.
Leur présence confirme toutefois la régularité du football panaméen au plus haut niveau international.
Une Caraïbe qui continue de grandir
Même sans qualification pour la phase à élimination directe, cette Coupe du monde montre que le football caribéen poursuit sa progression.
Haïti a retrouvé l’élite mondiale après plus d’un demi-siècle d’absence. Curaçao est devenu le plus petit pays de l’histoire à atteindre un Mondial. Le Panama confirme sa place parmi les nations qui comptent dans la zone CONCACAF.
Au-delà des résultats, cette édition aura permis de mettre en lumière la richesse du football caribéen, ses talents, ses supporters et ses histoires.
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