🚨 Voici les 5 Actualités des Caraïbes à retenir cette semaine ⏳🌴
Dimanche 12 Juillet 2026
APRÈS SON ADHÉSION À LA CARICOM, LA MARTINIQUE SIGNE SON PREMIER ACCORD DE COOPÉRATION AVEC LA BARBADE-Actu 1
Quelques mois après son entrée au sein de la CARICOM, la Martinique franchit une nouvelle étape dans son intégration régionale.
Le 7 juillet, en marge du sommet de la CARICOM, le président du Conseil exécutif de la Collectivité Territoriale de Martinique, Serge Letchimy, a signé avec la Première ministre de la Barbade, Mia Mottley, un accord de coopération présenté comme une étape majeure dans le rapprochement entre les deux territoires.
Un prolongement de l’adhésion de la Martinique à la CARICOM
Cette signature intervient après un processus engagé en 2024 et concrétisé le 20 février 2025, lors du 48ᵉ Sommet des chefs de gouvernement de la CARICOM à Bridgetown, où la Martinique est officiellement devenue membre associé de l’organisation.
Ce statut ne fait pas de la Martinique un État membre à part entière. En tant que membre associé, elle peut participer aux réunions de la CARICOM, prendre part aux discussions et proposer des projets, sans disposer d’un droit de vote lors des décisions prises par les chefs de gouvernement.
En revanche, cette adhésion lui ouvre l’accès à de nombreux programmes régionaux dans des domaines tels que la santé, l’éducation, les transports, le climat ou encore la gestion des risques naturels. Elle facilite également la conclusion d’accords bilatéraux avec les autres membres de la communauté caribéenne.
L’accord signé avec la Barbade constitue ainsi la première traduction concrète de cette nouvelle place de la Martinique au sein de la CARICOM.
Une coopération dans plusieurs secteurs stratégiques
Le partenariat fixe un cadre de coopération pour une durée de cinq ans, renouvelable.
Il porte notamment sur :
les industries culturelles et créatives
le sport
l’éducation et la formation professionnelle
la santé
le tourisme
la pêche
la gestion des risques naturels
ainsi que la facilitation des échanges commerciaux entre les deux territoires.
Pour la Collectivité Territoriale de Martinique, ces domaines répondent aux grands défis auxquels sont confrontés les territoires caribéens : développement économique, mobilité des jeunes, résilience climatique et renforcement des échanges régionaux.
Une coopération suivie dans le temps
Contrairement à de nombreux accords de coopération qui restent parfois symboliques, celui-ci prévoit un mécanisme de suivi précis.
Un Comité conjoint de coopération, coprésidé par la Barbade et la Martinique, sera chargé de définir les priorités, d’évaluer les projets et de proposer de nouvelles actions.
Un secrétariat technique assurera le suivi opérationnel, tandis qu’un rapport annuel permettra de mesurer les résultats obtenus, les ressources mobilisées et les objectifs pour l’année suivante.
Une ambition régionale affirmée
Pour Serge Letchimy, cette signature marque le début d’une nouvelle phase de l’intégration régionale de la Martinique.
« La Martinique ne vient pas simplement siéger à la table de la CARICOM. Elle vient construire, proposer, coopérer et agir », a déclaré le président de l’exécutif martiniquais.
Au-delà de la Barbade, la Collectivité entend utiliser son statut de membre associé pour multiplier les partenariats avec les autres États de la Caraïbe. L’objectif affiché est de faire de la Martinique un pont entre la Caraïbe, l’Europe, les Amériques et l’Afrique, en développant des projets concrets au service des populations de la région.
LA GUYANE REJOINT À SON TOUR LA CARICOM EN TANT QUE MEMBRE ASSOCIÉ - Actu 2
Après la Martinique en 2025, c’est au tour de la Guyane de rejoindre la CARICOM en tant que membre associé.
L’adhésion a été officialisée le 7 juillet, lors du sommet des chefs de gouvernement organisé à Sainte-Lucie. La Guyane devient ainsi le 8ᵉ membre associé de l’organisation régionale.
Comme pour la Martinique, cette adhésion devra désormais être ratifiée par le Parlement français avant d’entrer pleinement en vigueur.
Un statut qui permet de participer… sans voter
Créée en 1973, la CARICOM rassemble 15 États membres, parmi lesquels Haïti, le Guyana, le Suriname ou encore la Jamaïque.
En devenant membre associé, la Guyane pourra :
participer aux réunions et aux discussions de la CARICOM
intégrer les programmes régionaux de coopération
développer des partenariats économiques, éducatifs, sanitaires ou environnementaux
accéder aux différentes agences spécialisées de l’organisation.
En revanche, la Guyane ne disposera pas de droit de vote lors des décisions prises par les chefs de gouvernement.
En raison de son statut de collectivité française et européenne, elle ne pourra pas non plus intervenir sur les questions de politique étrangère ou de politique commerciale, qui relèvent respectivement de la France et de l’Union européenne. La libre circulation des personnes au sein de la CARICOM ne s’appliquera pas non plus à la Guyane.
Une intégration tournée vers des projets concrets
Pour la Collectivité territoriale de Guyane (CTG), cette adhésion doit permettre de renforcer la coopération régionale dans plusieurs secteurs stratégiques :
la santé
l’éducation
l’innovation numérique
le développement économique
la lutte contre le changement climatique
la gestion des risques naturels
Le président de la CTG, Gabriel Serville, estime que la Guyane peut devenir « un hub reliant le bassin caribéen et l’Amérique du Sud », grâce à sa position géographique et à son appartenance à la fois à la Caraïbe, à l’Amazonie et à l’Union européenne.
Les télécommunications comme premier chantier
L’intégration régionale a déjà commencé à se concrétiser.
En mai dernier, la Guyane est devenue membre associé de la Caribbean Telecommunications Union, l’organisme chargé des télécommunications de la CARICOM.
Cette adhésion accompagne le développement du projet Lumlink, un nouveau câble sous-marin reliant directement la Guyane à l’Europe.
L’objectif est de proposer cette infrastructure numérique aux pays caribéens afin d’améliorer leur connectivité, tout en faisant de la Guyane un acteur régional des télécommunications.
Un contexte de réflexion sur l’autonomie
Cette adhésion intervient alors que la Guyane poursuit une réflexion sur son évolution institutionnelle.
Depuis 2022, la Collectivité territoriale demande davantage de compétences locales, notamment la possibilité d’adopter des « lois-pays » adaptées aux réalités guyanaises.
Pour Gabriel Serville, l’intégration régionale ne constitue pas seulement un levier économique : elle démontre également que la Guyane est capable de développer des coopérations internationales et de participer activement aux grands enjeux de son environnement régional.
Une stratégie soutenue par la France
Contrairement à certaines idées reçues, cette ouverture régionale est soutenue par l’État français.
Paris considère que la participation de la Guyane à la CARICOM renforce l’influence française dans la Caraïbe et en Amérique du Sud, tout en permettant au territoire de développer des partenariats dans des domaines essentiels comme la santé, l’économie, le numérique ou la gestion des catastrophes naturelles.
Avec l’adhésion successive de la Martinique puis de la Guyane, la France renforce ainsi sa présence au sein de la principale organisation politique et économique de la Caraïbe, tout en offrant à ses collectivités d’Amérique une place plus importante dans leur environnement régional.
LA JAMAÏQUE DEVIENT LE PAYS CARIBÉEN LE MIEUX CLASSÉ DANS L’INDICE MONDIAL DE LA PAIX 2026-Actu 3
La Jamaïque est désormais le pays caribéen le mieux classé dans l’édition 2026 de l’Indice mondial de la paix (Global Peace Index), publié chaque année par l’Institute for Economics & Peace.
L’île occupe la 70ᵉ place sur 163 pays au niveau mondial et se classe 3ᵉ en Amérique du Nord et en Amérique centrale, devant les autres États de la Caraïbe présents dans l’étude.
Un indice qui ne mesure pas uniquement la criminalité
Contrairement à certaines idées reçues, l’Indice mondial de la paix ne repose pas uniquement sur les statistiques de criminalité.
Il évalue plus d’une vingtaine d’indicateurs, parmi lesquels :
le niveau de sécurité de la société ;
les conflits internes et internationaux ;
la stabilité politique ;
la militarisation ;
les violences et les tensions sociales.
Autrement dit, il mesure le niveau global de paix et de stabilité d’un pays, et non uniquement le risque d’être victime d’un crime.
Une amélioration malgré un passé marqué par la violence
Ce résultat est particulièrement symbolique pour la Jamaïque. Pendant de nombreuses années, le pays a été confronté à l’un des taux d’homicides les plus élevés au monde, alimenté par les affrontements entre gangs, le trafic d’armes et les réseaux criminels.
Ces dernières années, les autorités jamaïcaines ont toutefois renforcé leur politique de lutte contre la criminalité, avec des opérations ciblées contre les gangs, un meilleur partage du renseignement et des investissements dans la sécurité publique.
Le ministre de la Sécurité nationale, Horace Chang, a salué cette progression, estimant qu’elle place le pays « sur la voie de l’une des années les plus sûres de son histoire moderne ».
Un signal positif pour le tourisme
Ce classement constitue également une bonne nouvelle pour le premier secteur économique de la Jamaïque : le tourisme.
Les autorités espèrent que cette reconnaissance renforcera l’image internationale de l’île auprès des voyageurs, alors que la destination continue d’attirer des millions de visiteurs séduits par ses plages, sa culture, sa musique et son patrimoine.
Il convient toutefois de rappeler que ce classement ne signifie pas que toute la Jamaïque est exempte de problèmes de sécurité. Certaines zones urbaines, notamment dans les grandes villes, restent confrontées à une criminalité importante et continuent de faire l’objet de recommandations particulières de la part de plusieurs gouvernements étrangers.
Les pays les plus paisibles au monde
Au niveau mondial, l’Indice mondial de la paix 2026 est une nouvelle fois dominé par l’Europe.
Le Top 5 est composé de :
Islande (19ᵉ année consécutive à la première place)
Nouvelle-Zélande
Suisse
Slovénie
Irlande
Pour la Jamaïque, cette première place dans la Caraïbe constitue avant tout un indicateur encourageant des progrès réalisés, tout en rappelant que les défis liés à la criminalité organisée restent un enjeu majeur pour les années à venir.
LA COUR SUPRÊME DES ÉTATS-UNIS OUVRE LA VOIE À LA FIN DU STATUT DE PROTECTION DE CENTAINES DE MILLIERS D’HAÏTIENS-Actu 4
La États-Unis franchissent une nouvelle étape dans leur politique migratoire. Par six voix contre trois, la Cour suprême des États-Unis a autorisé l’administration de Donald Trump à mettre fin au Temporary Protected Status (TPS) dont bénéficient environ 350 000 Haïtiens et 6 100 Syriens.
Cette décision casse les jugements de tribunaux fédéraux qui empêchaient jusqu’à présent le gouvernement de retirer cette protection humanitaire. Elle ouvre désormais la voie à de possibles procédures d’expulsion.
Qu’est-ce que le TPS ?
Créé en 1990, le Temporary Protected Status (TPS) est un dispositif humanitaire accordé aux ressortissants de pays touchés par des conflits armés, des catastrophes naturelles ou des crises exceptionnelles.
Il permet de vivre et de travailler légalement aux États-Unis pendant une période renouvelable généralement de 18 mois tout en étant protégé contre l’expulsion.
Les Haïtiens avaient obtenu ce statut après le séisme dévastateur de 2010, puis celui-ci avait été renouvelé à plusieurs reprises en raison de la dégradation continue de la situation sécuritaire et humanitaire en Haïti.
Un paradoxe au regard de la situation en Haïti
Cette décision intervient alors que la situation en Haïti demeure extrêmement préoccupante.
Selon les Nations unies, les groupes armés contrôlent aujourd’hui une grande partie de Port-au-Prince, les violences continuent de provoquer des déplacements massifs de population et les institutions peinent à rétablir un fonctionnement normal du pays.
Le Département d’État américain lui-même déconseille toujours à ses ressortissants de se rendre en Haïti en raison des risques d’enlèvements, de violences armées et d’effondrement des services publics.
L’administration Trump estime néanmoins que les conditions permettant de maintenir le TPS ne sont plus réunies.
Une décision aux conséquences humaines importantes
Pour de nombreuses familles, cette décision pourrait avoir un impact considérable.
Beaucoup de bénéficiaires du TPS vivent aux États-Unis depuis plus de quinze ans. Ils y travaillent, paient leurs impôts, possèdent parfois une entreprise ou ont fondé une famille.
La Floride accueille à elle seule plus de 116 000 Haïtiens bénéficiant du TPS.
Au-delà des personnes concernées, les transferts d’argent envoyés par la diaspora constituent l’une des principales sources de revenus de nombreuses familles haïtiennes. Une diminution de ces envois pourrait fragiliser davantage une économie déjà en grande difficulté.
Une victoire juridique pour l’administration Trump
La Cour suprême a également rendu une autre décision favorable à l’administration américaine en estimant que les migrants arrivant à la frontière ne peuvent demander l’asile qu’après être effectivement entrés sur le territoire américain.
Ces deux décisions illustrent le durcissement de la politique migratoire engagée par Donald Trump, qui fait de la réduction de l’immigration irrégulière l’une des priorités de son mandat.
Une décision qui divise
Les trois juges minoritaires ont dénoncé une décision aux conséquences humaines potentiellement dramatiques.
Pour eux, retirer brutalement cette protection à des centaines de milliers de personnes installées depuis parfois plus d’une décennie risque de provoquer une importante crise humanitaire.
À l’inverse, la majorité de la Cour considère que la loi accorde à l’exécutif une large marge d’appréciation pour décider du maintien ou non du TPS, limitant ainsi le contrôle des tribunaux sur ce type de décisions.
Une question plus large pour Haïti
Cette décision soulève également un débat de fond. Les transferts de fonds envoyés par la diaspora représentent depuis longtemps un pilier de l’économie haïtienne. Ils permettent à des millions de familles de subvenir à leurs besoins, mais de nombreux économistes rappellent qu’ils ne remplacent pas une véritable stratégie de développement.
Si des retours forcés devaient effectivement avoir lieu, certains observateurs estiment que ces Haïtiens souvent diplômés, entrepreneurs ou travailleurs qualifiés pourraient, à terme, contribuer à la reconstruction du pays.
Cette hypothèse reste toutefois largement conditionnée à une amélioration de la sécurité et du fonctionnement des institutions. En l’état actuel, la plupart des spécialistes considèrent qu’un retour massif vers Haïti serait extrêmement difficile compte tenu de la crise politique, économique et sécuritaire que traverse toujours le pays.
CUBA PLONGÉE DANS LE NOIR APRÈS UNE NOUVELLE PANNE D’ÉLECTRICITÉ NATIONALE - Actu 5
Cuba a une nouvelle fois été confrontée à une panne générale d’électricité. L’entreprise publique Unión Eléctrica (UNE) a annoncé une déconnexion complète du système électrique national, provoquant une interruption massive de l’alimentation sur l’ensemble du territoire.
Les équipes techniques ont indiqué enquêter sur l’origine exacte de la panne, tandis que les opérations de remise en service du réseau ont été engagées progressivement.
Une crise qui s’installe
Cette coupure est la troisième panne nationale depuis le début de l’année et la huitième défaillance majeure enregistrée depuis la fin de l’année 2024, signe que les difficultés du système électrique cubain deviennent structurelles.
Depuis plusieurs mois, les Cubains vivent au rythme des délestages. Dans certaines villes, les coupures dépassent régulièrement 12 à 24 heures, tandis que plusieurs zones rurales restent parfois privées d’électricité pendant plusieurs jours.
Ces interruptions affectent l’ensemble de la vie quotidienne : conservation des aliments, approvisionnement en eau, fonctionnement des hôpitaux, télécommunications, transports et activité économique.
Un réseau vieillissant sous forte pression
Le système électrique cubain repose principalement sur des centrales thermoélectriques construites il y a plusieurs décennies, dont beaucoup souffrent d’un manque chronique de maintenance et de pièces de rechange.
À ces difficultés techniques s’ajoutent des pénuries récurrentes de carburant, indispensables pour alimenter les centrales. Les autorités cubaines reconnaissent que ces deux facteurs expliquent l’essentiel des coupures qui touchent régulièrement le pays.
Les sanctions américaines aggravent la situation
La crise énergétique cubaine ne s’explique pas uniquement par le vieillissement des infrastructures.
Depuis plus de soixante ans, l’embargo américain limite fortement les capacités de Cuba à accéder aux marchés financiers internationaux, à importer certaines technologies, à obtenir des financements ou encore à acheter du matériel industriel auprès d’entreprises ayant des liens avec les États-Unis.
À cela se sont ajoutées ces dernières années les sanctions renforcées décidées sous l’administration de Donald Trump, dont plusieurs sont toujours en vigueur. Les restrictions sur les livraisons de carburant, les transactions financières et les investissements étrangers compliquent davantage l’entretien du réseau électrique.
Le gouvernement cubain attribue une grande partie de la crise actuelle à ces sanctions, tandis que plusieurs économistes estiment qu’elles aggravent une situation déjà fragilisée par les difficultés structurelles de l’économie cubaine et par des décennies de sous-investissement.
Le pari des énergies renouvelables
Face à cette situation, les autorités accélèrent le développement des énergies renouvelables, notamment du solaire.
Plusieurs dizaines de parcs photovoltaïques sont actuellement en construction ou en cours de raccordement afin de réduire la dépendance du pays au pétrole importé.
Cette stratégie s’inscrit dans une réforme énergétique plus large lancée par le gouvernement, qui ambitionne d’augmenter fortement la part des énergies renouvelables dans le mix électrique national. Toutefois, ces nouvelles capacités restent encore insuffisantes pour compenser les défaillances du parc thermique existant.
Une crise qui dépasse le seul secteur de l’énergie
Les coupures d’électricité viennent s’ajouter aux difficultés économiques que traverse Cuba depuis plusieurs années.
L’île fait face à une inflation élevée, à des pénuries de produits alimentaires, de médicaments et de carburant, ainsi qu’à une baisse des recettes provenant du tourisme et des exportations.
La crise énergétique est ainsi devenue l’un des principaux défis du pays. Sans modernisation profonde des infrastructures, amélioration de l’approvisionnement en carburant et montée en puissance des énergies renouvelables, les spécialistes estiment que ces pannes nationales risquent de continuer à se reproduire dans les mois et les années à venir.
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