Guyana : un contrat pĂ©trolier controversĂ© avec ExxonMobil prive lâĂtat de centaines de millions de dollars dâimpĂŽts - Actu 1
Le contrat pĂ©trolier signĂ© en 2016 entre le Guyana et ExxonMobil continue de susciter de vives critiques. En cause : un mĂ©canisme fiscal qui a permis Ă la compagnie amĂ©ricaine dâĂ©chapper Ă environ 525 millions de dollars dâimpĂŽt sur les sociĂ©tĂ©s en 2025, selon plusieurs analyses relayĂ©es par la presse locale.
Au cĆur de la polĂ©mique, lâarticle 15.1 du contrat, qui accorde Ă ExxonMobil une exonĂ©ration dâimpĂŽt sur ses activitĂ©s pĂ©troliĂšres dans le pays. En thĂ©orie, cette disposition sâinscrit dans une logique dâattractivitĂ© Ă©conomique destinĂ©e Ă attirer les investissements Ă©trangers dans un secteur encore Ă©mergent Ă lâĂ©poque mais dans la pratique, le mĂ©canisme va plus loin.
Un systĂšme fiscal indirect qui interroge
PlutĂŽt que de percevoir directement lâimpĂŽt auprĂšs de la compagnie, lâarticle 15.4 prĂ©voit que lâĂtat guyanais paie lui-mĂȘme un montant Ă©quivalent Ă lâadministration fiscale, au nom dâExxonMobil. Un dispositif inhabituel, souvent qualifiĂ© de âtaxe payĂ©e par lâĂtat pour le compte de lâentrepriseâ.
RĂ©sultat : sur des bĂ©nĂ©fices estimĂ©s Ă plusieurs milliards, environ 525 millions de dollars nâont pas Ă©tĂ© imposĂ©s au taux normal de 25 % en 2025.
Pour les détracteurs de cet accord, cela pose une question centrale : le Guyana tire-t-il pleinement profit de sa richesse pétroliÚre ?
Un paradoxe économique frappant
Cette situation prend une dimension encore plus sensible lorsquâon la compare Ă une autre dĂ©cision rĂ©cente du gouvernement.
Le pays a en effet contractĂ© un emprunt dâenviron 527 millions de dollars auprĂšs de lâEXIM Bank amĂ©ricaine pour financer le projet de dĂ©veloppement de Wales.
Un montant quasiment identique à celui des recettes fiscales non perçues.
Pour certains observateurs, ce parallĂšle illustre un coĂ»t dâopportunitĂ© majeur :
des revenus potentiels qui auraient pu rĂ©duire le recours Ă lâendettement.
Une économie en plein boom⊠mais sous tension
Ces débats interviennent alors que le Guyana connaßt une transformation spectaculaire.
En moins de dix ans, ce petit pays dâAmĂ©rique du Sud est devenu lâun des Ă©picentres mondiaux de la croissance Ă©conomique, portĂ© par lâexploitation massive de ses rĂ©serves offshore.
Le Fonds des ressources naturelles a atteint environ 3,82 milliards de dollars
Les recettes pétroliÚres pourraient atteindre 2,79 milliards de dollars en 2026
Cette dynamique est renforcée par un contexte international favorable, marqué par une hausse des prix du pétrole, proche des 100 dollars le baril, notamment en raison des tensions géopolitiques au Moyen-Orient.
Autrement dit : le Guyana gagne beaucoup dâargent⊠mais la question de sa redistribution reste entiĂšre.
Un accord critiqué mais défendu
Le contrat de 2016 est rĂ©guliĂšrement dĂ©noncĂ© par lâopposition politique et une partie de la sociĂ©tĂ© civile, qui le jugent trop favorable Ă ExxonMobil.
Cependant, le gouvernement rappelle que cet accord a Ă©tĂ© signĂ© Ă une Ă©poque oĂč le Guyana ne disposait ni dâinfrastructures, ni dâexpĂ©rience dans lâexploitation pĂ©troliĂšre.
Sans conditions attractives, les investissements massifs nâauraient peut-ĂȘtre jamais eu lieu. Câest tout le dilemme classique des pays Ă©mergents riches en ressources :
attirer les investisseurs⊠sans brader leurs richesses.
Guadeloupe : Bouillante au cĆur dâun tournant Ă©nergĂ©tique, 25 millions dâeuros pour accĂ©lĂ©rer la gĂ©othermie - Actu 2
Un investissement stratĂ©gique pour lâavenir Ă©nergĂ©tique
La transition Ă©nergĂ©tique en Guadeloupe franchit une nouvelle Ă©tape. Le 23 avril, Banque des Territoires et Bpifrance ont conclu un partenariat stratĂ©gique afin de soutenir le dĂ©veloppement de GĂ©othermie Bouillante, acteur clĂ© de la production dâĂ©nergie renouvelable dans lâarchipel.
Au total, 25,2 millions dâeuros sont mobilisĂ©s, rĂ©partis entre un investissement direct de 3,2 millions dâeuros et un prĂȘt de 22 millions dâeuros. DerriĂšre ces chiffres, câest une ambition claire : renforcer un site historique pour en faire un pilier encore plus central du systĂšme Ă©nergĂ©tique guadeloupĂ©en.
Une centrale historique au rÎle déjà essentiel
ExploitĂ©e depuis plus de trente ans, la centrale gĂ©othermique de Bouillante occupe une place stratĂ©gique dans le mix Ă©nergĂ©tique local. Elle produit aujourdâhui 15,5 mĂ©gawatts, soit environ 10 % des besoins Ă©lectriques de la Guadeloupe.
Son fonctionnement repose sur une ressource naturelle rare : la chaleur du sous-sol volcanique. CaptĂ©e Ă prĂšs de 1 200 mĂštres de profondeur, cette Ă©nergie atteint des tempĂ©ratures dâenviron 260 °C, permettant une production Ă©lectrique continue, indĂ©pendante des conditions climatiques.
Au-delĂ de sa contribution Ă©nergĂ©tique, la centrale joue Ă©galement un rĂŽle environnemental majeur, en Ă©vitant chaque annĂ©e lâĂ©mission dâenviron 220 000 tonnes de COâ. Dans un territoire encore largement dĂ©pendant des Ă©nergies fossiles importĂ©es, cet apport est loin dâĂȘtre nĂ©gligeable.
Moderniser pour produire davantage et mieux
Le financement annoncĂ© vise Ă ouvrir une nouvelle phase de dĂ©veloppement pour le site de Bouillante. Plusieurs axes sont au cĆur du projet : la rĂ©alisation de nouveaux forages exploratoires, la modernisation des installations existantes et lâoptimisation des performances Ă©nergĂ©tiques.
Lâobjectif est double. Dâune part, augmenter la capacitĂ© de production pour rĂ©pondre Ă une demande croissante. Dâautre part, amĂ©liorer lâefficacitĂ© globale du site afin de rĂ©duire les coĂ»ts dâexploitation et de renforcer la compĂ©titivitĂ© de cette Ă©nergie renouvelable.
Cette montĂ©e en puissance sâinscrit Ă©galement dans une logique de sĂ©curisation du rĂ©seau Ă©lectrique. Dans un territoire insulaire exposĂ© aux alĂ©as climatiques et aux fluctuations des marchĂ©s Ă©nergĂ©tiques mondiaux, disposer dâune source dâĂ©nergie stable et locale constitue un avantage stratĂ©gique.
Un projet inscrit dans une stratégie nationale et locale
Ce dĂ©veloppement sâintĂšgre dans les grandes orientations Ă©nergĂ©tiques françaises, notamment la stratĂ©gie bas carbone et le plan France 2030, qui consacre plus dâun milliard dâeuros Ă la gĂ©othermie.
Mais en Guadeloupe, ces enjeux prennent une dimension particuliĂšre. La transition Ă©nergĂ©tique ne se limite pas Ă une question environnementale : elle est aussi liĂ©e Ă lâautonomie Ă©nergĂ©tique, Ă la stabilitĂ© Ă©conomique et Ă la rĂ©silience du territoire.
RĂ©duire la dĂ©pendance aux hydrocarbures importĂ©s, sĂ©curiser lâapprovisionnement et limiter lâimpact des hausses de prix sur les consommateurs sont autant de dĂ©fis auxquels la gĂ©othermie peut apporter une rĂ©ponse concrĂšte.
Des ambitions régionales pour 2030
Ă plus long terme, les ambitions sont Ă©levĂ©es. La centrale de Bouillante prĂ©voit dâatteindre une capacitĂ© de 50 mĂ©gawatts dâici 2030, ce qui permettrait de couvrir jusquâĂ 20 % des besoins Ă©lectriques de la Guadeloupe.
Bandi sâimpose dans 19 pays et confirme son succĂšs mondial - Actu 3
Trois semaines aprĂšs sa sortie sur Netflix, la sĂ©rie Bandi confirme son statut de phĂ©nomĂšne international. TournĂ©e en grande partie en Martinique, la production continue de sĂ©duire un public mondial et sâinstalle durablement dans les classements.
Des chiffres solides sur la durée
Les donnĂ©es publiĂ©es par la plateforme tĂ©moignent dâune performance remarquable : depuis son lancement le 9 avril 2026, la sĂ©rie cumule plus de 70 millions dâheures de visionnage.
Sur la seule pĂ©riode du 20 au 26 avril, Bandi a enregistrĂ© plus de 1,9 million de vues, confirmant sa capacitĂ© Ă maintenir lâintĂ©rĂȘt des spectateurs malgrĂ© un lĂ©ger ralentissement aprĂšs un dĂ©marrage trĂšs fort.
La semaine prĂ©cĂ©dente (13 au 19 avril), la sĂ©rie affichait dĂ©jĂ des rĂ©sultats impressionnants avec 5,2 millions de vues et plus de 40 millions dâheures visionnĂ©es, lui permettant dâatteindre la premiĂšre place du Top 10 mondial des sĂ©ries non anglophones.
Top 10 dans 19 pays Ă travers le monde
La sĂ©rie Ă©tend dĂ©sormais son empreinte Ă lâĂ©chelle internationale, en figurant dans le Top 10 de 19 pays :
Amériques & Caraïbes : Argentine, Brésil, Bahamas, Costa Rica, République dominicaine, Honduras, Jamaïque, Panama, Trinité-et-Tobago
Outre-mer : Martinique, Guadeloupe, La Réunion (Top 1 dans les trois territoires)
Europe : France, Luxembourg, Portugal
Afrique : Kenya, Ăle Maurice, NigĂ©ria
Océanie : Nouvelle-Calédonie
La semaine précédente, Bandi occupait déjà la premiÚre place dans trois pays, confirmant son ancrage dans plusieurs marchés.
Transport aérien en Outre-mer : Les Co- rapporteurs dénonce un systÚme fiscal « étouffant » - Actu 4
La mission dâinformation sur le transport aĂ©rien ultramarin a rendu ses conclusions ce lundi 27 avril 2026. Dans un rapport de 80 pages, les dĂ©putĂ©s fustigent une fiscalitĂ© record qui transforme lâavion, pourtant indispensable, en un produit de luxe inaccessible, creusant ainsi les inĂ©galitĂ©s territoriales.
Un constat alarmant : la « vache à lait » du secteur aérien
AprĂšs deux mois de travaux intensifs et 29 auditions, le constat des co-rapporteurs est sans appel : la France impose au secteur aĂ©rien lâune des fiscalitĂ©s les plus lourdes dâEurope, totalisant plus de 3 milliards dâeuros par an. Sur les onze taxes en vigueur, huit sont directement supportĂ©es par les passagers.
Davy Rimane, prĂ©sident de la dĂ©lĂ©gation et dĂ©putĂ© de la Guyane, ne mĂąche pas ses mots : « Nous sommes la vache Ă lait. Câest nous qui payons pour tout, ce qui nâest pas normal ». Ce systĂšme, jugĂ© opaque et inĂ©quitable, pĂšse de maniĂšre disproportionnĂ©e sur les citoyens ultramarins pour qui lâavion nâest pas un choix, mais une continuitĂ© territoriale vitale.
Des prix prohibitifs qui isolent les territoires
Le rapport met en lumiÚre des situations tarifaires aberrantes qui freinent la mobilité régionale et nationale :
Vols inter-ßles : Un trajet Martinique-Guadeloupe peut atteindre 400 ⏠en période de vacances, soit un minimum de 200 ⏠pour seulement 45 minutes de vol.
Isolement rĂ©gional : Un vol Martinique-Guyane coĂ»te dĂ©sormais le prix dâun aller-retour Paris-Antilles.
Monopoles de fait : En Guyane, le trajet Cayenne-Paris oscille entre 800 ⏠et 1 200 ⏠depuis quâAir France se retrouve seule sur la ligne.
Pour BĂ©atrice Bellay, dĂ©putĂ©e de la Martinique, le diagnostic est clair : le transport aĂ©rien est devenu un puissant « facteur dâinĂ©galitĂ© territoriale », menaçant de confiner une partie de la population.
Lâonde de choc de la disparition dâAir Antilles
Le timing de ce rapport est crucial : il intervient au lendemain de la liquidation judiciaire de la compagnie Air Antilles. Cette disparition entraßne non seulement la perte de 116 emplois, mais réduit drastiquement la concurrence dans la zone Caraïbe.
Frantz Gumbs (Saint-Martin/Saint-BarthĂ©lemy) alerte sur les consĂ©quences sociales : sans concurrence, les prix risquent de sâenvoler davantage, crĂ©ant une forme de « confinement territorial » pour les plus prĂ©caires.
Un appel Ă lâaction pour la Loi de Finances
Les dĂ©putĂ©s pointent Ă©galement du doigt lâinstabilitĂ© politique sept ministres des Outre-mer depuis 2022 â et le silence du ministĂšre des Transports, qui nâa pas rĂ©pondu aux sollicitations de la mission.
Les recommandations clés des co-rapporteurs :
Simplification fiscale : Réduire le nombre de taxes pesant directement sur le passager.
Transparence des prix : Rendre plus lisible la composition des tarifs pour les usagers.
Soutien Ă la continuitĂ© territoriale : RĂ©viser les dispositifs dâaide pour compenser lâenclavement structurel des Outre-mer.
Ce rapport de la dĂ©lĂ©gation aux Outre-mer entend peser de tout son poids lors des dĂ©bats sur la prochaine Loi de finances, avec lâobjectif de transformer ces recommandations en mesures lĂ©gislatives concrĂštes pour redonner de lâair au pouvoir dâachat des Ultramarins.
Fin de vol pour Air Antilles : Le ciel antillais perd l'un de ses acteurs historiques - Actu 5
Le verdict est tombĂ© comme un couperet le lundi 4 mai 2026. Le tribunal de commerce de Pointe-Ă -Pitre a prononcĂ© la liquidation judiciaire immĂ©diate dâAir Antilles, mettant un point final Ă lâagonie dâun fleuron de lâaviation rĂ©gionale. Pour les 116 salariĂ©s et les milliers de passagers rĂ©guliers, cette dĂ©cision marque la fin dâune Ăšre et le dĂ©but dâune pĂ©riode dâincertitude majeure pour la connectivitĂ© des territoires dâOutre-mer.
Lâimpasse financiĂšre : 56 millions dâeuros de passif
MalgrĂ© les multiples tentatives de sauvetage, le dossier Air Antilles sâest heurtĂ© Ă une rĂ©alitĂ© comptable implacable. Avec une dette abyssale de 56 millions dâeuros, la compagnie Ă©tait devenue un « gouffre financier » selon les termes de lâadministration judiciaire.
La spirale nĂ©gative, amorcĂ©e dĂšs 2023 avec la chute de la maison-mĂšre (le groupe Caire), sâĂ©tait accĂ©lĂ©rĂ©e en dĂ©cembre 2025. Ă cette date, la Direction gĂ©nĂ©rale de lâaviation civile (DGAC) avait pris la dĂ©cision radicale de clouer la flotte au sol, invoquant des dĂ©faillances graves dans lâorganisation et le suivi documentaire de la maintenance. Sans avions dans le ciel et avec des pertes dâexploitation persistantes, le redressement judiciaire entamĂ© en fĂ©vrier dernier nâaura Ă©tĂ© quâun court sursis.
Le rejet des offres : Un vide de repreneurs crédibles
Le tribunal nâa retenu aucun des trois projets de reprise, fustigeant le manque de soliditĂ© des garanties prĂ©sentĂ©es :
Le consortium menĂ© par lâentrepreneur local Pierre Sainte-Luce a Ă©tĂ© balayĂ© en raison dâun volet social jugĂ© « incontestablement insuffisant ».
Une holding basĂ©e Ă Londres a jetĂ© lâĂ©ponge Ă la derniĂšre minute, retirant son offre avant lâaudience.
Une troisiĂšme option nâenvisageait quâun rachat partiel dâactifs, sans aucune considĂ©ration pour le maintien des emplois.
Face Ă ce vide, les juges ont conclu quâaucun plan de redressement nâĂ©tait viable, condamnant lâentreprise Ă disparaĂźtre.
Le âsoulagementâ paradoxal des salariĂ©s
Dans les rangs du personnel, lâĂ©motion est vive mais teintĂ©e dâune forme de libĂ©ration. SĂ©verine Louisor Malborougt, figure de proue de la dĂ©lĂ©gation du personnel, a dĂ©crit un sentiment de soulagement face Ă lâĂ©puisement.
Pour les salariĂ©s, cette liquidation est la fin dâun tunnel de gestion chaotique. Les critiques envers les derniĂšres directions sont acerbes : les stratĂ©gies de relance successives sont qualifiĂ©es de « hasardeuses » et de « catastrophiques ». En fermant ce chapitre professionnel, les 116 employĂ©s disent surtout adieu Ă une pĂ©riode de stress chronique liĂ©e Ă lâincertitude du lendemain.
Air CaraĂŻbes, seul maĂźtre Ă bord : Les enjeux du monopole
La consĂ©quence la plus immĂ©diate pour les citoyens antillais est lâinstauration dâun monopole de fait. Air CaraĂŻbes devient lâunique opĂ©rateur Ă assurer les liaisons stratĂ©giques entre la Guadeloupe, la Martinique, Saint-BarthĂ©lemy et Saint-Martin.
Cette situation soulÚve des inquiétudes légitimes :
LâenvolĂ©e des prix : Sans concurrence, le risque dâune augmentation des tarifs est rĂ©el, menaçant le pouvoir dâachat sur des trajets souvent vitaux (soins, travail, famille).
La continuitĂ© territoriale : LâĂtat et les collectivitĂ©s locales vont devoir surveiller de prĂšs la capacitĂ© dâAir CaraĂŻbes Ă absorber seule le flux de passagers, au risque de voir certains territoires sâisoler.
La fragilitĂ© du rĂ©seau : Le ciel antillais repose dĂ©sormais sur un seul acteur. Le moindre incident technique ou mouvement social chez lâopĂ©rateur restant pourrait paralyser lâensemble des Ă©changes inter-Ăźles.
Le ciel des Antilles sâest Ă©clairci dâun point de vue juridique, mais il sâest considĂ©rablement assombri pour les usagers qui craignent dĂ©sormais de payer le prix fort de cette disparition.
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