🚨 Voici les 5 Actualités des Caraïbes à retenir cette semaine ⏳🌴
Dimanche 21 Juin 2026
Eau en Guadeloupe : la Région revendique 226 millions d’euros investis depuis 2018, mais reconnaît qu’elle ne peut pas résoudre seule la crise - Actu 1
Alors que les coupures d’eau et les difficultés d’approvisionnement continuent d’affecter de nombreuses communes, la Région Guadeloupe a publié un bilan détaillé de son action dans le secteur de l’eau depuis 2018. Le document fait état de 226 millions d’euros mobilisés, de près de 200 opérations engagées et d’interventions dans l’ensemble des cinq intercommunalités de l’archipel.
Mais derrière ces chiffres, la collectivité reconnaît également une réalité : malgré cet effort financier, elle ne peut, à elle seule, répondre à toutes les difficultés auxquelles est confronté le territoire.
Plus de 226 millions d’euros mobilisés depuis 2018
Dans son bilan, la Région souligne avoir fait de l’eau une priorité. Au total, 226 millions d’euros ont été mobilisés à travers différents dispositifs financiers, associant des fonds régionaux, européens et des partenariats avec d’autres acteurs publics.
Près de 200 chantiers et opérations ont été soutenus ou engagés, concernant aussi bien :
la production d’eau potable ;
la réhabilitation des réseaux ;
l’assainissement ;
les stations d’épuration ;
la sécurisation des captages ;
la modernisation des infrastructures.
Ces investissements ont concerné les cinq communautés d’agglomération : Cap Excellence, la CARL, la CANGT, Grand Sud Caraïbe et Nord Grande-Terre.
Un problème structurel hérité de plusieurs décennies
Ce bilan intervient dans un contexte où la question de l’eau demeure l’un des principaux sujets de préoccupation en Guadeloupe.
Depuis des années, le territoire souffre d’un réseau vieillissant, d’un manque d’investissements accumulés sur plusieurs décennies et d’une gouvernance complexe qui a longtemps été fragmentée entre plusieurs opérateurs.
Selon plusieurs rapports, près de la moitié de l’eau produite serait encore perdue à cause des fuites sur les réseaux. Certaines canalisations datent de plusieurs dizaines d’années et nécessitent des travaux de renouvellement particulièrement coûteux.
À ces difficultés s’ajoutent la croissance démographique, les épisodes de sécheresse liés au changement climatique et la nécessité de moderniser les équipements de traitement.
« La Région ne peut pas répondre seule »
Le document publié par la collectivité comporte également une forme d’aveu.
Malgré l’ampleur des investissements engagés, la Région reconnaît qu’elle « ne peut pas répondre seule à toutes les difficultés ».
Une déclaration qui souligne que la crise de l’eau dépasse largement les compétences d’une seule institution. L’État, les intercommunalités, le Syndicat Mixte de Gestion de l’Eau et de l’Assainissement de Guadeloupe (SMGEAG), l’Union européenne et différents partenaires financiers sont également appelés à intervenir.
Le SMGEAG toujours confronté à d’importants défis
Créé en 2021 pour unifier la gestion de l’eau et de l’assainissement, le SMGEAG devait permettre de sortir d’une gouvernance jugée inefficace.
Mais le syndicat fait encore face à de nombreuses difficultés financières, techniques et organisationnelles. La remise à niveau complète du réseau nécessitera plusieurs années et plusieurs centaines de millions d’euros supplémentaires.
En parallèle, les habitants continuent de subir des coupures d’eau régulières, alimentant une forte défiance à l’égard des institutions.
Entre bilan et appel à une mobilisation collective
Pour la Région Guadeloupe, ce document vise à rappeler que des moyens importants ont été engagés depuis 2018. Mais il met aussi en lumière les limites de l’action régionale face à un problème dont les racines remontent à plusieurs décennies.
Car malgré 226 millions d’euros investis et près de 200 chantiers lancés, la crise de l’eau reste loin d’être résolue. La collectivité admet ainsi qu’aucun acteur ne pourra, seul, relever ce défi.
Sainte-Lucie devient partenaire officiel d’Arsenal et mise sur le football pour promouvoir son tourisme- Actu 2
La petite île de Sainte-Lucie, forte d’environ 180 000 habitants, vient d’annoncer la signature d’un partenariat mondial pluriannuel avec le club anglais d’Arsenal FC. L’accord, qui entrera en vigueur dès la saison 2026-2027, fait de Sainte-Lucie la « Destination Officielle » des Gunners et s’inscrit dans une stratégie plus large visant à renforcer la visibilité internationale du pays tout en développant le sport chez les jeunes.
Une vitrine mondiale pour l’île caribéenne
Grâce à cet accord conclu entre la Saint Lucia Tourism Authority (SLTA) et Arsenal, Sainte-Lucie bénéficiera d’une exposition médiatique considérable.
La destination sera mise en avant à l’Emirates Stadium lors des rencontres de Premier League, de Women’s Super League et des compétitions nationales disputées par le club londonien. Les campagnes numériques d’Arsenal, qui touchent des centaines de millions de supporters à travers le monde, intégreront également des contenus promotionnels consacrés à l’île.
Le Royaume-Uni représente déjà l’un des principaux marchés touristiques de Sainte-Lucie. Ce partenariat vise donc à consolider cette clientèle tout en renforçant la notoriété de la destination auprès d’autres marchés internationaux.
Un centre de formation pour les jeunes Saint-Luciens
Au-delà du volet touristique, l’accord prévoit également un programme de développement du football local.
Un « Academy Hub » sera créé à Sainte-Lucie afin d’offrir aux jeunes talents un accès à des formations, du mentorat et des parcours de progression inspirés des méthodes du club londonien.
L’objectif est de favoriser l’émergence de futurs joueurs professionnels tout en utilisant le sport comme outil de développement social et éducatif.
Une stratégie déjà éprouvée
Ce partenariat avec Arsenal ne constitue pas une première pour Sainte-Lucie.
Ces dernières années, l’île a déjà signé des accords de visibilité avec plusieurs grandes franchises nord-américaines, notamment les :
New York Yankees ;
Toronto Raptors ;
Toronto Maple Leafs ;
Brooklyn Nets.
La stratégie du gouvernement saint-lucien consiste à associer l’image du pays à des marques sportives internationales afin de diversifier son offre touristique et de développer le tourisme sportif.
Une tendance de plus en plus présente dans la Caraïbe
Sainte-Lucie n’est pas le premier territoire caribéen à utiliser le sport comme levier d’influence.
La Barbade a renforcé sa présence dans le cricket international, la Jamaïque capitalise depuis longtemps sur l’image d’Usain Bolt, tandis que Trinité-et-Tobago et la République dominicaine investissent également dans la diplomatie sportive.
Avec Arsenal, Sainte-Lucie s’offre l’un des clubs les plus suivis au monde. Un choix qui pourrait lui permettre d’attirer davantage de visiteurs, mais aussi d’inspirer une nouvelle génération de jeunes footballeurs saint-luciens.
La Jamaïque négocie avec Washington pour accueillir temporairement des migrants expulsés des États-Unis- Actu 3
La Jamaïque pourrait bientôt rejoindre la liste grandissante des pays ayant conclu un accord migratoire avec l’administration Trump. Kingston a confirmé être en train de finaliser un dispositif qui permettrait aux États-Unis de transférer temporairement des migrants expulsés sur son territoire, avant leur retour vers leur pays d’origine ou leur réinstallation dans un État tiers.
Cette initiative s’inscrit dans la stratégie plus large de Washington visant à externaliser une partie de sa politique migratoire en s’appuyant sur des pays partenaires.
Jusqu’à 25 migrants toutes les deux semaines
Le vice-Premier ministre et ministre de la Sécurité nationale, Horace Chang, a annoncé que la Jamaïque accueillerait jusqu’à 25 personnes tous les quinze jours, avec une limite maximale de 25 migrants présents simultanément sur le territoire.
Selon les autorités jamaïcaines, les personnes concernées ne seront pas détenues et ne posséderont pas de casier judiciaire. Leur hébergement devrait être assuré par l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), tandis que les coûts du programme seraient pris en charge par le gouvernement américain.
Les modalités opérationnelles restent toutefois à préciser avant l’entrée en vigueur du dispositif.
Une stratégie mondiale de l’administration Trump
Depuis son retour à la Maison-Blanche, Donald Trump a considérablement renforcé sa politique d’expulsion des migrants. Son administration cherche à accélérer les renvois en négociant des accords avec plusieurs pays prêts à accueillir temporairement des personnes que les États-Unis peinent à rapatrier directement.
Cette politique est menée en étroite collaboration avec l’Immigration and Customs Enforcement (ICE), l’agence fédérale américaine chargée de l’application des lois migratoires et des expulsions. Ces dernières années, l’ICE est devenue l’un des symboles les plus controversés de la politique migratoire américaine.
Au-delà de la Jamaïque, des accords similaires ont été négociés avec le Panama, le Costa Rica, le Salvador, Saint-Kitts-et-Nevis, la Dominique et plusieurs pays africains.
Une relation privilégiée avec Washington
Interrogé sur les contreparties obtenues par Kingston, Horace Chang n’a pas évoqué d’avantages financiers particuliers. Il a plutôt insisté sur l’importance de préserver de bonnes relations avec les États-Unis.
« La question de ce que nous en retirons n’est pas pertinente », a-t-il déclaré, qualifiant les États-Unis d’« ami ».
Cette position reflète l’importance stratégique des relations entre les deux pays. Les États-Unis demeurent le premier partenaire économique de la Jamaïque, un marché essentiel pour les exportations et une destination majeure pour la diaspora jamaïcaine.
Des critiques des organisations de défense des droits humains
La politique américaine d’expulsions vers des pays tiers suscite néanmoins de nombreuses critiques.
Plusieurs organisations de défense des droits humains estiment que ces pratiques peuvent exposer certains migrants à des risques de persécution ou de traitements contraires au droit international. Elles dénoncent également le manque de transparence entourant certains transferts déjà effectués vers des pays comme le Panama ou le Salvador.
Les défenseurs des droits des migrants rappellent que certaines personnes expulsées n’ont parfois aucun lien personnel, culturel ou linguistique avec les pays qui les accueillent temporairement.
Une tendance qui gagne la Caraïbe
La Jamaïque n’est pas un cas isolé. Plusieurs gouvernements caribéens ont déjà accepté de coopérer avec Washington sur ces questions migratoires.
Saint-Kitts-et-Nevis a récemment accueilli un premier groupe de ressortissants de la CARICOM transférés depuis les États-Unis. La Dominique a indiqué qu’elle pourrait recevoir jusqu’à 28 personnes par an. Antigua-et-Barbuda et le Guyana ont également mené des discussions avec Washington.
Guyana : ExxonMobil sur le point de récupérer ses 55 milliards de dollars d’investissements, tandis que les Guyanais attendent encore les retombées du boom pétrolier - Actu 4
En moins d’une décennie, le Guyana est devenu l’un des phénomènes économiques les plus spectaculaires de la planète. Depuis la découverte des gigantesques réserves du bloc Stabroek en 2015, le petit pays sud-américain de moins de 850 000 habitants a enregistré des taux de croissance records et s’est imposé comme l’un des nouveaux centres énergétiques mondiaux.
ExxonMobil sur le point de récupérer ses 55 milliards de dollars
Selon John Colling, vice-président d’ExxonMobil Guyana, le consortium mené par ExxonMobil, aux côtés de Hess et de CNOOC, devrait récupérer la totalité de ses investissements de 55 milliards de dollars dès le second semestre 2026, plusieurs années avant les projections initiales.
Fin 2025, environ 51 milliards de dollars avaient déjà été récupérés sur les 55 milliards de coûts enregistrés. Cette rapidité s’explique par les dispositions du contrat de partage de production signé entre le Guyana et le consortium pétrolier. Celui-ci permet aux compagnies de récupérer jusqu’à 75 % de la valeur de la production mensuelle avant le partage des bénéfices avec l’État guyanais. Une redevance de seulement 2 % est également versée au gouvernement.
Une fois les coûts entièrement récupérés, la part des revenus revenant au Guyana devrait augmenter sensiblement.
Une production qui approche le million de barils par jour
Le bloc Stabroek produit désormais plus de 900 000 barils de pétrole par jour grâce aux quatre projets actuellement en activité. Avec l’arrivée de nouvelles plateformes dans les prochaines années, la production pourrait rapidement dépasser le million de barils quotidiens.
Le pétrole guyanais, léger et peu soufré, est particulièrement recherché par les raffineries européennes, nord-américaines et asiatiques.
L’Inde est devenue l’un des principaux acheteurs du brut guyanais, tandis que les tensions géopolitiques au Moyen-Orient ont renforcé l’intérêt des marchés internationaux pour cette nouvelle source d’approvisionnement.
Le Guyana apparaît désormais comme l’un des piliers de la stratégie de diversification énergétique de l’hémisphère occidental.
Une croissance parmi les plus fortes du monde
Selon le Fonds monétaire international, le Guyana devrait enregistrer une croissance économique de 16,2 % en 2026.
Le PIB nominal du pays atteint désormais près de 34 milliards de dollars, tandis que le PIB par habitant a bondi à plus de 33 000 dollars, plaçant théoriquement le Guyana parmi les économies les plus prospères de la région.
Le Fonds des ressources naturelles, alimenté par les revenus pétroliers, continue lui aussi de se renforcer. Sur le papier, tous les indicateurs sont au vert.
Pourtant, les Guyanais ordinaires attendent encore les bénéfices du pétrole
Derrière ces chiffres impressionnants, la réalité quotidienne de nombreux Guyanais reste beaucoup plus contrastée. Le salaire minimum mensuel se situe autour de 287 dollars américains. Le revenu médian dans le secteur formel tourne autour de 239 dollars, tandis que le salaire moyen brut atteint environ 478 dollars par mois.
Dans le même temps, le boom pétrolier et l’arrivée massive d’expatriés ont provoqué une forte hausse des prix de l’immobilier, notamment à Georgetown.
Les loyers ont explosé et de nombreuses familles peinent à suivre le coût de la vie. Les travailleurs des secteurs traditionnels comme l’agriculture, services, mines ou commerce ne profitent pas encore pleinement des retombées de cette croissance exceptionnelle.
Une prospérité qui accentue les inégalités
Le PIB par habitant du Guyana masque des disparités importantes. La richesse créée par le pétrole se concentre principalement autour de Georgetown et des secteurs liés directement ou indirectement à l’industrie pétrolière.
Les régions rurales et les communautés de l’intérieur du pays restent confrontées à la pauvreté et aux inégalités.
Si les fonctionnaires et les enseignants ont bénéficié d’augmentations salariales successives, avec une hausse cumulée supérieure à 57 % entre 2021 et 2026, une grande partie de la population n’a pas connu d’amélioration comparable.
Le contraste est saisissant entre les grues qui redessinent la capitale et les difficultés rencontrées par de nombreuses familles pour faire face à la hausse des prix.
Un contrat toujours critiqué
Depuis plusieurs années, l’accord signé en 2016 entre le Guyana et ExxonMobil fait l’objet de critiques.
Plusieurs économistes, responsables politiques et organisations de la société civile estiment que les conditions accordées au consortium sont particulièrement avantageuses pour les compagnies pétrolières.
Le faible taux de redevance de 2 %, l’absence d’impôt direct sur certaines activités et le mécanisme de récupération des coûts ont alimenté un débat récurrent sur la nécessité de renégocier certains termes du contrat.
Le gouvernement du président Irfaan Ali et du vice-président Bharrat Jagdeo ont jusqu’à présent refusé toute renégociation, arguant qu’il est essentiel de préserver la confiance des investisseurs.
Un sommet international sur les réparations de l’esclavage s’est tenu au Ghana - Actu 5
Dirigeants politiques, universitaires, militants et représentants de la diaspora africaine et caribéenne se sont réunis à Accra, au Ghana, dans le cadre de la conférence internationale « Next Steps », afin de faire avancer les discussions sur les réparations liées à l’esclavage et à la traite transatlantique.
Cette rencontre intervient quelques mois après l’adoption, en mars dernier, d’une résolution historique des Nations unies qualifiant la traite transatlantique des Africains de « crime le plus grave contre l’humanité ». Bien que non contraignante, cette résolution renforce le poids moral des revendications portées depuis plusieurs décennies par les pays africains et caribéens.
Des excuses officielles et des réparations
Dans leur déclaration finale, les participants ont appelé les anciennes puissances esclavagistes à présenter des excuses « complètes, officielles et inconditionnelles », considérées comme une première étape indispensable vers la réconciliation et la justice.
Entre le XVIᵉ et le XIXᵉ siècle, environ 12 millions d’Africains furent déportés vers les Amériques et les Caraïbes. Leur travail forcé contribua à bâtir la richesse des puissances coloniales européennes, tandis que les conséquences humaines, économiques et sociales de l’esclavage continuent de marquer l’Afrique, la Caraïbe et leurs diasporas.
Le président ghanéen John Dramani Mahama a rappelé que « la reconnaissance entraîne une responsabilité » et qu’une nouvelle étape devait désormais être franchie.
Mia Mottley : « Les réparations ne sont pas seulement une question d’argent »
Parmi les personnalités présentes, la Première ministre de la Barbade, Mia Mottley, a une nouvelle fois défendu la cause des réparations.
La dirigeante barbadienne a rappelé que les réparations ne devaient pas être réduites à une simple compensation financière.
Selon elle, il s’agit également de justice, de développement, d’éducation, de santé et de lutte contre les inégalités héritées de l’esclavage et du colonialisme. Elle estime que les vulnérabilités économiques et climatiques auxquelles sont confrontés de nombreux États caribéens trouvent en partie leur origine dans cette histoire.
Le plan en dix points de la CARICOM
Depuis 2014, la Commission des réparations de la CARICOM défend un « Plan en dix points » qui constitue aujourd’hui la principale feuille de route des États caribéens.
Ce programme réclame notamment :
des excuses officielles ;
des programmes de développement ;
un soutien aux systèmes de santé ;
des investissements dans l’éducation ;
des transferts de technologies ;
la réhabilitation psychologique des descendants des personnes réduites en esclavage ;
le droit au retour pour certaines populations de la diaspora ;
et un renforcement des liens entre l’Afrique et la Caraïbe.
Plusieurs dirigeants souhaitent désormais actualiser ce plan afin de l’adapter aux enjeux du XXIᵉ siècle.
Vers un Fonds mondial des réparations ?
Les discussions d’Accra s’inscrivent dans la continuité du sommet organisé au Ghana en 2023, qui avait proposé la création d’un Fonds mondial des réparations.
Parmi les pistes évoquées figurent :
des financements pour l’éducation ;
le renforcement des systèmes de santé ;
l’adaptation au changement climatique ;
le développement économique ;
ou encore la restitution d’objets et d’œuvres spoliées pendant la période coloniale.
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