La Barbade veut explorer son potentiel pétrolier et gazier dÚs 2027 - Actu 1
La Barbade pourrait bientĂŽt rejoindre le cercle des producteurs dâhydrocarbures de la CaraĂŻbe. Le gouvernement barbadien a officiellement lancĂ© un vaste programme dâexploration pĂ©troliĂšre et gaziĂšre offshore, avec lâambition de rĂ©duire sa dĂ©pendance Ă©nergĂ©tique et de renforcer sa souverainetĂ© Ă©conomique.
Selon le Premier ministre par intĂ©rim et ministre de lâĂnergie, Kerrie Symmonds, les premiĂšres opĂ©rations dâexploration pourraient dĂ©buter dĂšs 2027 si les nĂ©gociations avec les compagnies pĂ©troliĂšres aboutissent.
Un potentiel énergétique considérable
Les autoritĂ©s barbadiennes sâappuient sur plusieurs Ă©tudes sismiques rĂ©alisĂ©es au cours des derniĂšres annĂ©es. Celles-ci suggĂšrent que les eaux territoriales de lâĂźle pourraient contenir plus de 13 milliards de barils de pĂ©trole ainsi que prĂšs de 3 716 milliards de mĂštres cubes de gaz naturel.
Pour un pays qui importe encore lâessentiel de son Ă©nergie, ces estimations reprĂ©sentent un enjeu stratĂ©gique majeur.
« Si nous parvenons Ă trouver du gaz naturel, nous pourrons lâutiliser pour rĂ©pondre Ă notre demande domestique sans avoir Ă payer le lourd prix de lâimportation. Notre intĂ©rĂȘt principal est le gaz naturel. Mais nous savons aussi que pendant les 30 prochaines annĂ©es, le reste du monde dĂ©pendra encore du pĂ©trole », a dĂ©clarĂ© Kerrie Symmonds.
Une facture énergétique qui pÚse lourd
Chaque annĂ©e, la Barbade dĂ©pense environ 345 millions dâeuros pour importer des combustibles fossiles. La flambĂ©e des prix de lâĂ©nergie provoquĂ©e par la guerre entre la Russie et lâUkraine a particuliĂšrement affectĂ© lâĂźle : entre 2022 et 2024, la facture Ă©nergĂ©tique cumulĂ©e du pays a dĂ©passĂ© le milliard dâeuros.
Face Ă cette situation, le gouvernement estime que lâexploitation de ressources locales pourrait considĂ©rablement rĂ©duire la vulnĂ©rabilitĂ© Ă©conomique du pays aux fluctuations des marchĂ©s internationaux.
Dix-neuf blocs offshore proposés aux investisseurs
Le 1er juin 2026, les autoritĂ©s ont officiellement lancĂ© un appel dâoffres international portant sur 19 blocs dâexploration situĂ©s dans les eaux ultra-profondes de la Barbade.
La procĂ©dure restera ouverte jusquâau 1er septembre 2026 et permettra aux compagnies intĂ©ressĂ©es de soumettre leurs propositions techniques et financiĂšres.
Initialement, 22 blocs devaient ĂȘtre mis sur le marchĂ©. Finalement, trois dâentre eux ont Ă©tĂ© rĂ©servĂ©s Ă la compagnie publique Ă©nergĂ©tique barbadienne afin quâelle puisse participer directement au dĂ©veloppement futur du secteur.
Toutefois, cette entreprise publique ne possĂšde encore aucune expĂ©rience dans lâexploitation pĂ©troliĂšre offshore, un domaine particuliĂšrement complexe et coĂ»teux.
Des exigences environnementales renforcées
Conscient des prĂ©occupations environnementales, le gouvernement assure que seules les entreprises respectant des normes strictes de protection de lâenvironnement seront retenues.
Les candidats devront notamment démontrer leur capacité à limiter les émissions de méthane, à prévenir les risques de pollution marine et à respecter les écosystÚmes océaniques.
La Barbade cherche ainsi Ă concilier dĂ©veloppement Ă©conomique et engagement climatique, alors mĂȘme quâelle figure parmi les pays les plus exposĂ©s aux consĂ©quences du changement climatique dans la CaraĂŻbe.
Un pari économique inspiré par le voisin guyanais
Cette initiative intervient dans un contexte rĂ©gional marquĂ© par lâextraordinaire transformation Ă©conomique du Guyana depuis la dĂ©couverte de gigantesques rĂ©serves pĂ©troliĂšres offshore en 2015.
En moins dâune dĂ©cennie, le Guyana est devenu lâune des Ă©conomies Ă la croissance la plus rapide au monde grĂące Ă lâexploitation de ses ressources pĂ©troliĂšres.
La Barbade espÚre désormais identifier des réserves commercialement exploitables qui pourraient générer de nouvelles recettes publiques, renforcer sa sécurité énergétique et soutenir son développement à long terme.
Les Barbadiens fixés dÚs 2027
Si le calendrier est respectĂ©, le gouvernement devrait annoncer au dĂ©but de lâannĂ©e 2027 les compagnies retenues pour mener les premiĂšres campagnes dâexploration.
Ă ce stade, aucune dĂ©couverte nâest garantie. Les Ă©tudes sismiques permettent seulement dâidentifier des zones potentiellement riches en hydrocarbures. Des forages exploratoires seront nĂ©cessaires pour confirmer la prĂ©sence de pĂ©trole ou de gaz en quantitĂ© suffisante pour une exploitation commerciale.
Mais pour la Barbade, lâenjeu est dĂ©jĂ considĂ©rable : transformer une Ăźle dĂ©pendante des importations Ă©nergĂ©tiques en un acteur Ă©mergent du secteur Ă©nergĂ©tique caribĂ©en.
Outre-mer : les professionnels du transport aĂ©rien rĂ©clament lâextension de la baisse de taxe sur les billets dâavion - Actu 2
Depuis le 1er juin 2026, la France a rĂ©duit de 65 % la taxe de solidaritĂ© sur les billets dâavion (TSBA) sur plusieurs liaisons considĂ©rĂ©es comme essentielles Ă lâamĂ©nagement du territoire. Une mesure saluĂ©e par les Ă©lus et les compagnies aĂ©riennes concernĂ©es, mais qui laisse pour lâinstant de cĂŽtĂ© les territoires ultramarins, oĂč le transport aĂ©rien est pourtant indispensable.
Une baisse de taxe pour désenclaver certains territoires
La TSBA, Ă©galement connue sous le nom de « taxe Chirac », finance notamment lâaide au dĂ©veloppement international, les infrastructures de transport et une partie du budget de lâĂtat.
AugmentĂ©e ces derniĂšres annĂ©es, elle Ă©tait passĂ©e de 2,63 euros Ă 7,40 euros pour de nombreuses liaisons intĂ©rieures et europĂ©ennes. Depuis le 1er juin, son montant revient Ă son niveau initial sur 26 lignes bĂ©nĂ©ficiant dâune obligation de service public (OSP).
Sont notamment concernĂ©es plusieurs villes de mĂ©tropole comme Aurillac, Rodez, Brive ou Le Puy-en-Velay, certaines liaisons entre la Corse et le continent, plusieurs vols europĂ©ens au dĂ©part de Strasbourg ainsi que la liaison BrestâOuessant.
Pour le ministre français des Transports, Philippe Tabarot, cette mesure vise à soutenir les territoires les plus enclavés en réduisant le coût du transport aérien pour leurs habitants.
Les Outre-mer toujours exclus du dispositif
MalgrĂ© leur dĂ©pendance bien plus forte Ă lâavion, les territoires ultramarins ne bĂ©nĂ©ficient pas de cette rĂ©duction.
La raison est juridique. Selon le gouvernement français, la formule retenue pour cette baisse de taxe nâest actuellement pas compatible avec le droit europĂ©en lorsquâelle sâapplique aux territoires dâoutre-mer.
Une situation qui suscite lâincomprĂ©hension de nombreux acteurs du secteur aĂ©rien et des Ă©lus ultramarins.
Des billets déjà parmi les plus chers de France
Cette exclusion intervient alors que les habitants de la Guadeloupe, de la Martinique, de la Guyane, de La RĂ©union ou encore de Mayotte dĂ©noncent depuis plusieurs annĂ©es le coĂ»t Ă©levĂ© des billets dâavion vers lâHexagone.
Pour de nombreuses familles, voyager reprĂ©sente une dĂ©pense considĂ©rable, souvent plusieurs centaines voire plusieurs milliers dâeuros selon la pĂ©riode de lâannĂ©e.
La question est devenue encore plus sensible avec la rĂ©cente hausse du prix du kĂ©rosĂšne. Le PDG de Corsair, Pascal de Izaguirre, a rĂ©cemment averti que les tarifs aĂ©riens pourraient continuer Ă augmenter en raison de lâexplosion des coĂ»ts du carburant, dĂ©sormais responsables de prĂšs de 40 Ă 45 % des dĂ©penses des compagnies aĂ©riennes, contre environ 25 % auparavant.
Une mission parlementaire sur le coût des billets ultramarins
Face aux critiques grandissantes, le gouvernement français a lancĂ© une mission dâanalyse sur les prix des billets entre lâHexagone et les territoires ultramarins.
Cette mission a Ă©tĂ© confiĂ©e au dĂ©putĂ© martiniquais Jiovanny William, chargĂ© de proposer des solutions afin dâamĂ©liorer lâaccessibilitĂ© du transport aĂ©rien pour les populations ultramarines.
Parmi les pistes réguliÚrement évoquées figurent une meilleure régulation du marché, un soutien accru aux liaisons dites de continuité territoriale ou encore des allÚgements fiscaux spécifiques.
Un enjeu majeur pour la continuité territoriale
Pour les professionnels du secteur, la situation de lâOutre-mer est paradoxale. Alors que la baisse de la TSBA est justifiĂ©e par la nĂ©cessitĂ© de dĂ©senclaver certains territoires mĂ©tropolitains, les rĂ©gions ultramarines, qui dĂ©pendent quasi exclusivement du transport aĂ©rien pour rejoindre lâHexagone, restent exclues du dispositif.
Le ministĂšre des Transports affirme toutefois poursuivre les discussions avec la Commission europĂ©enne afin de trouver un mĂ©canisme permettant dâĂ©tendre cette rĂ©duction aux territoires ultramarins.
Pour les habitants des Antilles, de la Guyane ou de La RĂ©union, lâenjeu dĂ©passe la simple question fiscale : il touche directement Ă la mobilitĂ©, Ă la vie familiale, aux Ă©tudes, Ă lâaccĂšs aux soins et au dĂ©veloppement Ă©conomique de ces territoires Ă©loignĂ©s de plusieurs milliers de kilomĂštres de la France hexagonale.
LIAT Air reliera directement la Guadeloupe et la JamaĂŻque Ă partir de juillet 2026 - Actu 3
Les voyages au sein de la CaraĂŻbe continuent de se dĂ©velopper. La compagnie rĂ©gionale LIAT Air a annoncĂ© lâouverture dâune nouvelle liaison aĂ©rienne directe entre la Guadeloupe et la JamaĂŻque Ă compter du 14 juillet 2026.
Cette nouvelle desserte reliera deux fois par semaine lâaĂ©roport de Pointe-Ă -Pitre Ă Montego Bay, lâune des principales destinations touristiques jamaĂŻcaines. Lâobjectif affichĂ© est de renforcer la connectivitĂ© rĂ©gionale, faciliter les Ă©changes Ă©conomiques et encourager davantage de voyageurs caribĂ©ens Ă dĂ©couvrir les Ăźles voisines sans passer par les Ătats-Unis ou lâEurope.
Une meilleure connexion entre les Ăźles de la CaraĂŻbe
Depuis plusieurs dĂ©cennies, lâun des principaux freins Ă lâintĂ©gration caribĂ©enne reste la difficultĂ© de voyager entre les Ăźles. Il est souvent plus simple et parfois moins coĂ»teux de transiter par Miami ou Paris que de rejoindre directement un autre territoire de la rĂ©gion.
Avec cette nouvelle liaison, les habitants de la Guadeloupe pourront rejoindre la JamaĂŻque plus facilement, tandis que les JamaĂŻcains bĂ©nĂ©ficieront dâun accĂšs direct au territoire français des Antilles.
Cette initiative sâinscrit dans un mouvement plus large visant Ă renforcer les connexions intra-caribĂ©ennes, alors que plusieurs gouvernements de la rĂ©gion cherchent Ă faciliter la circulation des personnes, des biens et des services.
Un coup de pouce pour le tourisme
Le lancement de cette ligne intervient Ă un moment stratĂ©gique. Quelques jours seulement aprĂšs lâouverture du service aĂ©rien, la JamaĂŻque accueillera lâĂ©dition 2026 du Jamaica Reggae Festival, prĂ©vue du 12 au 18 juillet.
Les autoritĂ©s touristiques espĂšrent que cette nouvelle liaison permettra dâattirer davantage de visiteurs venus de Guadeloupe et des autres territoires francophones de la CaraĂŻbe.
De son cĂŽtĂ©, la Guadeloupe pourrait Ă©galement bĂ©nĂ©ficier dâun afflux accru de visiteurs jamaĂŻcains attirĂ©s par sa culture crĂ©ole, sa gastronomie, ses plages et son patrimoine naturel.
Un symbole du rapprochement régional
Au-delà du tourisme, cette nouvelle route aérienne constitue un symbole du rapprochement croissant entre les territoires anglophones et francophones de la Caraïbe.
Elle offre aux voyageurs lâopportunitĂ© de dĂ©couvrir deux cultures caribĂ©ennes distinctes mais profondĂ©ment liĂ©es par leur histoire : dâun cĂŽtĂ© la JamaĂŻque, berceau du reggae et terre de Bob Marley, et de lâautre la Guadeloupe, riche de ses traditions crĂ©oles, de son gwoka et de son patrimoine mĂ©tissĂ©.
Une intégration régionale qui progresse
Lâannonce intervient dans un contexte oĂč plusieurs initiatives cherchent Ă renforcer les liens entre les pays caribĂ©ens. Ces derniers mois, la rĂ©gion a notamment vu la mise en place de nouvelles liaisons aĂ©riennes, lâouverture du premier vol direct entre lâAfrique de lâOuest et la CaraĂŻbe via la Barbade, ainsi que des avancĂ©es en matiĂšre de mobilitĂ© rĂ©gionale entre la Barbade et le Guyana.
Lâouverture de cette ligne entre la Guadeloupe et la JamaĂŻque constitue ainsi une nouvelle Ă©tape vers une CaraĂŻbe mieux connectĂ©e, oĂč les dĂ©placements entre Ăźles deviennent progressivement plus simples, plus rapides et plus accessibles.
ChlordĂ©cone : lâĂtat français reconnaĂźt officiellement sa part de responsabilitĂ© dans le scandale sanitaire aux Antilles- Actu 4
Câest une dĂ©cision historique attendue depuis des dĂ©cennies par de nombreux Ă©lus, associations et victimes. Le Parlement français a dĂ©finitivement adoptĂ©, le 2 juin 2026, une loi reconnaissant la « part de responsabilitĂ© » de lâĂtat dans le scandale du chlordĂ©cone en Guadeloupe et en Martinique.
Le texte, portĂ© par le dĂ©putĂ© guadeloupĂ©en Elie Califer, a Ă©tĂ© adoptĂ© Ă lâunanimitĂ© par lâAssemblĂ©e nationale avec 236 voix favorables. Pour beaucoup, cette reconnaissance marque une avancĂ©e majeure dans lâun des plus grands scandales sanitaires et environnementaux de lâhistoire contemporaine des Antilles françaises.
Un pesticide utilisé malgré les alertes
Le chlordécone est un insecticide utilisé massivement dans les plantations de bananes de Guadeloupe et de Martinique entre 1972 et 1993 afin de lutter contre le charançon du bananier.
Pourtant, sa dangerositĂ© Ă©tait connue depuis longtemps. DĂšs les annĂ©es 1970, plusieurs Ă©tudes scientifiques alertaient sur sa toxicitĂ©. LâOrganisation mondiale de la santĂ© avait Ă©galement signalĂ© les risques associĂ©s Ă cette molĂ©cule.
MalgrĂ© cela, des dĂ©rogations successives ont permis son utilisation aux Antilles françaises jusquâen 1993, soit plusieurs annĂ©es aprĂšs son interdiction aux Ătats-Unis.
Le problĂšme est dâautant plus grave que le chlordĂ©cone est une molĂ©cule extrĂȘmement persistante. Les scientifiques estiment quâelle pourrait contaminer certains sols antillais pendant plusieurs siĂšcles.
Plus de 90 % de la population contaminée
Selon les Ă©tudes de lâAgence nationale de sĂ©curitĂ© sanitaire, plus de 90 % des adultes vivant en Martinique et en Guadeloupe prĂ©sentent aujourdâhui des traces de chlordĂ©cone dans leur organisme.
En 2021, lâagence avait conclu Ă une relation causale probable entre lâexposition au pesticide et le dĂ©veloppement du cancer de la prostate, dont les Antilles françaises affichent lâun des taux les plus Ă©levĂ©s au monde.
La contamination concerne également les sols, les riviÚres, les nappes phréatiques, certaines productions agricoles et les ressources marines cÎtiÚres.
Une reconnaissance partielle de la responsabilitĂ© de lâĂtat
La loi adoptĂ©e reconnaĂźt officiellement une « part de responsabilitĂ© » de lâĂtat français dans les consĂ©quences sanitaires, environnementales et sociales du chlordĂ©cone.
Cette formulation rĂ©sulte dâun compromis politique. Dans sa version initiale, le texte prĂ©voyait une reconnaissance plus forte de la responsabilitĂ© de lâĂtat dans les prĂ©judices subis par les populations antillaises.
Lors de son passage au Sénat, plusieurs modifications ont toutefois limité la portée juridique de cette reconnaissance.
Malgré ces restrictions, la ministre des Outre-mer, Naïma Moutchou, a déclaré devant les députés :
« ReconnaĂźtre la part de responsabilitĂ© de lâĂtat est une exigence de vĂ©ritĂ©. »
La question des réparations reste ouverte
Lâun des principaux points de dĂ©bat concerne lâindemnisation des victimes.
Le texte adoptĂ© fixe dĂ©sormais comme objectif pour lâĂtat « lâindemnisation de toutes les victimes », mais sans crĂ©er automatiquement un droit Ă rĂ©paration.
Cette formulation a suscitĂ© des critiques chez plusieurs parlementaires et associations qui rĂ©clament depuis longtemps un mĂ©canisme clair dâindemnisation des personnes touchĂ©es.
Avant le vote, Elie Califer avait rappelé :
« Il faut aller plus loin sur le chemin des réparations. »
MĂȘme constat pour Olivier Serva, qui a reconnu une avancĂ©e tout en estimant que le combat Ă©tait loin dâĂȘtre terminĂ©.
Une mission gouvernementale sur les réparations
Afin dâexaminer les diffĂ©rentes formes de rĂ©paration possibles, le gouvernement a annoncĂ© la mise en place dâune mission dâinspection interministĂ©rielle.
Cette mission doit se rendre prochainement en Guadeloupe et en Martinique pour consulter les acteurs locaux avant de remettre un rapport dans les prochains mois.
Parmi les pistes Ă©voquĂ©es figurent lâamĂ©lioration des dispositifs dâindemnisation, le renforcement du suivi sanitaire, lâaccompagnement des secteurs Ă©conomiques affectĂ©s et lâaccĂ©lĂ©ration des programmes de dĂ©pollution.
Un combat judiciaire toujours en cours
Cette avancĂ©e lĂ©gislative intervient alors que le volet judiciaire du dossier nâest pas clos.
En janvier 2023, les juges dâinstruction avaient prononcĂ© un non-lieu dans lâenquĂȘte pĂ©nale ouverte depuis plus de quinze ans, estimant notamment que certains faits Ă©taient prescrits et quâil Ă©tait difficile dâĂ©tablir des responsabilitĂ©s pĂ©nales individuelles.
Cette décision avait provoqué une immense colÚre aux Antilles.
Les parties civiles ont fait appel et la cour dâappel de Paris doit rendre, le 22 juin 2026, une dĂ©cision trĂšs attendue concernant une Ă©ventuelle rĂ©ouverture de lâenquĂȘte.
Saison des ouragans 2026 : Vers une activité modérée sous l'influence d'El Niño, mais la vigilance reste de mise- Actu 5
Le 1er juin a marquĂ© le coup dâenvoi officiel de la saison cyclonique dans lâAtlantique. Pendant six mois, jusquâau 30 novembre, les regards des habitants de la Guadeloupe et de lâensemble des CaraĂŻbes seront tournĂ©s vers lâocĂ©an. Cette annĂ©e, les premiers bulletins des experts apportent une lueur dâoptimisme, mĂȘme si le mot dâordre reste la prudence.
Des prévisions sous la moyenne
Pour 2026, lâAgence mĂ©tĂ©orologique amĂ©ricaine (NOAA) anticipe une saison moins intense que dâordinaire, estimant Ă 55 % la probabilitĂ© dâune activitĂ© infĂ©rieure Ă la moyenne.
Les chiffres clés des prévisions pour cette saison :
8 Ă 14 tempĂȘtes tropicales nommĂ©es.
3 Ă 6 phĂ©nomĂšnes atteignant le stade dâouragan.
1 à 3 ouragans majeurs (catégorie 3 ou plus).
Ces projections sâalignent avec celles de lâUniversitĂ© du Colorado et du consortium britannique Tropical Storm Risk, qui prĂ©voient tous deux un cru 2026 relativement calme par rapport aux trois derniĂšres dĂ©cennies.
Lâeffet bouclier dâEl Niño
Ce calme relatif annoncĂ© sâexplique principalement par le retour attendu dâEl Niño. Ce phĂ©nomĂšne climatique, caractĂ©risĂ© par un rĂ©chauffement anormal des eaux de lâocĂ©an Pacifique, a des rĂ©percussions planĂ©taires.
Comment ça marche ? Dans lâAtlantique, El Niño gĂ©nĂšre des vents forts en haute altitude (un cisaillement du vent). Ces vents puissants agissent comme un vĂ©ritable âcoupe-couvaisonâ pour les perturbations, empĂȘchant les tempĂȘtes tropicales de se structurer et de se transformer en cyclones majeurs.
Le piĂšge de lâexcĂšs de confiance
MalgrĂ© ces prĂ©visions rassurantes, les prĂ©visionnistes et les autoritĂ©s locales rappellent quâune saison calme ne signifie pas une saison sans danger.
Lâhistoire de la mĂ©tĂ©orologie a souvent prouvĂ© quâun seul systĂšme touchant terre suffit Ă basculer une saison dite âcalmeâ en catastrophe humanitaire et Ă©conomique. En Guadeloupe et dans le reste de lâarc antillais, la prĂ©paration aux risques de submersion, de vents violents et dâinondations doit rester identique aux annĂ©es prĂ©cĂ©dentes.
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