🚨Voici les 5 Actualités des Antilles à retenir cette semaine 🌴🚨
Dimanche 8 Mars 2026
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Trinidad-et-Tobago déclare l’état d’urgence face à une flambée de violences liées aux gangs dans un contexte de criminalité élevée-Actu 1
Trinité-et-Tobago a déclaré un nouvel état d’urgence à compter du mardi 3 mars 2026, après une recrudescence spectaculaire de violences attribuées à des gangs criminels, a annoncé la Première ministre Kamla Persad‑Bissessar. Cette décision intervient alors que la nation insulaire continue de faire face à l’un des taux de criminalité violente les plus élevés de la région, plaçant la sécurité publique au centre des préoccupations nationales.
Une vague de violences dans un contexte déjà tendu
Trinité-et-Tobago souffre depuis plusieurs années d’une montée significative de la criminalité violente, principalement liée aux activités des gangs organisés, au trafic de drogue et à la circulation d’armes illégales. Son taux d’homicides figure parmi les plus élevés de la Caraïbe, avec des chiffres supérieurs à 600 meurtres dans certaines années récentes, équivalant à plus de 40 pour 100 000 habitants bien au-dessus des moyennes internationales.
La proximité géographique de Trinité avec l’Amérique du Sud, notamment le Venezuela, et des routes maritimes poreuses en font un point de transit stratégique pour le trafic de stupéfiants vers l’Amérique du Nord et l’Europe, alimentant la criminalité locale.
Face à cette situation, les autorités ont déjà employé à plusieurs reprises des mesures exceptionnelles pour tenter de contenir la violence. Le pays avait passé environ 10 des 14 derniers mois sous état d’urgence, dont le précédent avait pris fin le 31 janvier 2026, avant d’être réinstauré.
Une réponse institutionnelle renforcée
Lors de la réunion du Conseil national de sécurité (CNS) tenue lundi avant la proclamation, des briefings ont été fournis par le commissaire de police, le chef d’état-major de la défense et la directrice de l’Agence des services stratégiques, soulignant des menaces « crédibles » contre des policiers, des agents pénitentiaires et d’autres membres des services de sécurité et juridiques.
Persad-Bissessar a justifié l’état d’urgence comme une extension de la politique de « tolérance zéro » du gouvernement face à la criminalité et aux bandes criminelles, mettant en avant des opérations stratégiques précédentes et des réformes législatives en cours. Elle a averti que les membres de gangs violents ainsi que leurs complices seraient renvoyés en prison, et a promis d’utiliser tous les moyens légaux disponibles pour « terroriser les criminels et ceux qui les aident ».
L’état d’urgence donne aux autorités des pouvoirs élargis, notamment celui d’effectuer des arrestations et des perquisitions sans mandat, ce qui avait déjà été mis en œuvre lors de précédentes périodes d’urgence.
Une criminalité qui affecte toute la société
Les dernières statistiques montrent que le pays a enregistré 63 homicides au début de 2026, presque au même niveau que l’année précédente à la même période, indiquant une persistance des violences malgré les efforts antérieurs.
La recrudescence des fusillades et des attaques de représailles entre gangs pose un défi croissant à la sécurité publique et à la confiance des citoyens dans les institutions. Des avis gouvernementaux et de sécurité demandent aux habitants de faire preuve de prudence, tant la criminalité violente reste un risque majeur dans la vie quotidienne.
Des critiques sur l’efficacité à long terme
Certains observateurs estiment que les états d’urgence successifs n’ont pas permis une réduction durable de la violence, soulignant la nécessité de politiques plus larges de prévention, de développement social et de réformes économiques pour s’attaquer aux causes profondes de la criminalité.
La Dominique sur le point de conclure un accord migratoire avec les États-Unis - Actu 2
Le Premier ministre de Dominique, Roosevelt Skerrit, a annoncé que son gouvernement espérait finaliser cette semaine un accord avec les États-Unis prévoyant l’accueil, en nombre limité, de migrants de pays tiers que Washington ne parviendrait pas à renvoyer dans leur État d’origine.
Un quota strictement encadré
Lors d’une conférence de presse lundi, Roosevelt Skerrit a tenu à dissiper les rumeurs évoquant l’arrivée de centaines, voire de milliers de personnes.
Le projet américain prévoit l’envoi de sept migrants tous les quatre mois, soit 28 personnes maximum par an.
« Sept personnes par trimestre. Nous avons quatre trimestres dans une année. Il y aura donc 28 personnes par an. Pas plus de 28 personnes », a insisté le chef du gouvernement.
L’accord viserait uniquement des cas spécifiques où les autorités américaines ne peuvent procéder au rapatriement vers le pays d’origine des migrants concernés.
L’OIM chargée de la gestion opérationnelle
Dans le cadre proposé, Organisation internationale pour les migrations (OIM) serait sollicitée pour gérer les aspects opérationnels du programme au nom du gouvernement dominiquais.
Les modalités pratiques restent toutefois à préciser. Roosevelt Skerrit a expliqué que les discussions portent encore sur :
les solutions de logement (locations individuelles ou hébergement collectif),
le financement du dispositif,
et les garanties permettant d’éviter toute charge excessive pour les finances publiques.
Il a également souligné que certaines personnes pourraient ne pas rester durablement en Dominique et choisir, à terme, de retourner dans leur pays d’origine.
Aucun calendrier précis d’arrivée n’a, à ce stade, été communiqué.
Un enjeu diplomatique et économique
Le Premier ministre a replacé cet accord dans un cadre plus large de coopération bilatérale avec Washington. Il a rappelé l’importance de maintenir des relations solides avec les États-Unis, notamment pour préserver l’accès des Dominicains aux voyages légaux, à l’éducation, à l’emploi et aux liens familiaux.
Mais au-delà de la diplomatie, Roosevelt Skerrit a avancé un argument socio-économique : la Dominique, petite nation d’environ 70 000 habitants, fait face à des pénuries de main-d’œuvre qualifiée dans plusieurs secteurs.
« La réalité, c’est que nous sommes peu nombreux », a-t-il déclaré, évoquant la difficulté croissante à pourvoir certains postes alors que le pays poursuit son développement.
Selon lui, l’arrivée encadrée de personnes disposant de compétences recherchées pourrait représenter une opportunité plutôt qu’une menace. Il a appelé la population à examiner les avantages potentiels de l’accord et à éviter toute réaction qu’il qualifie de « xénophobe ».
Une coopération plafonnée
S’il est signé, l’accord officialiserait une nouvelle dimension de coopération entre Roseau et Washington, tout en maintenant un plafond strict inférieur à 30 migrants par an.
La CARICOM décide d’aider Cuba et lance un comité pour redéfinir ses relations avec les États-Unis-Actu 3
Les dirigeants de la Communauté caribéenne (CARICOM) ont convenu d’envoyer une aide humanitaire à Cuba et de créer un comité de trois membres chargé de redéfinir les relations avec les États-Unis, à l’issue de leur sommet de quatre jours tenu à Saint-Kitts-et-Nevis.
Une aide humanitaire à Cuba encore à préciser
Lors de la conférence de presse de clôture, le président en exercice de la CARICOM et Premier ministre de Saint-Kitts-et-Nevis, Terrance Drew, a confirmé que la « situation difficile à Cuba » avait été longuement débattue.
Selon lui, les chefs de gouvernement ont reconnu la nécessité de répondre à « la crise humanitaire croissante » dans l’île. La CARICOM a ainsi décidé de soutenir les efforts humanitaires, même si la nature exacte et l’ampleur de l’assistance restent à déterminer.
La question a également été évoquée avec le secrétaire d’État américain Marco Rubio, présent en marge des discussions. Depuis janvier, l’administration américaine cherche à réduire les approvisionnements en pétrole alimentant le réseau électrique cubain et ses infrastructures essentielles. Washington estime que des réformes économiques et politiques à La Havane pourraient ouvrir la voie à une amélioration des relations bilatérales.
Haïti : soutien renouvelé à la stabilisation
Concernant Haïti, Terrance Drew a indiqué que le Groupe de personnalités éminentes (GPE), présidé par l’ancien Premier ministre de Sainte-Lucie Kenny Anthony, avait présenté un rapport sur l’évolution de la situation politique, sécuritaire et humanitaire.
Les dirigeants ont exprimé leur gratitude au Kenya pour son rôle moteur dans la mission multinationale d’appui à la sécurité en Haïti, devenue une force autorisée par le Conseil de sécurité des Nations unies pour lutter contre les gangs. Ils ont réaffirmé leur engagement en faveur du rétablissement de la paix, de la sécurité et de la tenue d’élections crédibles.
Un nouveau cadre pour les relations avec Washington
Sur le plan diplomatique, la CARICOM a annoncé la création prochaine d’une équipe de trois membres chargée d’élaborer un cadre structuré de coopération avec les États-Unis.
Selon Drew, il s’agit de garantir la poursuite, de manière stratégique et organisée, d’une relation historique avec Washington, à un moment où les équilibres géopolitiques dans l’hémisphère occidental évoluent. Marco Rubio aurait souligné la volonté de son administration de revitaliser les partenariats traditionnels dans la région, tout en abordant les défis communs tels que la sécurité, l’énergie et le développement économique.
Intégration régionale et libre circulation
Les dirigeants ont également examiné les progrès du Marché et de l’Économie uniques de la CARICOM (CSME). L’élargissement des catégories de libre circulation inclura désormais du personnel du secteur aéronautique : techniciens de maintenance, pilotes professionnels, contrôleurs aériens et officiers d’opérations aériennes.
Barbade, Belize, Dominique et Saint-Vincent-et-les-Grenadines ont annoncé que la libre circulation totale entre eux débutera le 1er octobre 2025, avec un renforcement des cadres administratifs et législatifs nécessaires.
Réparations, gouvernance et sécurité régionale
Sur la question des réparations liées à l’esclavage et à la colonisation, les chefs de gouvernement ont demandé la révision du « Plan en dix points pour les réparations » de la CARICOM avant des échéances internationales importantes, notamment la réunion des chefs de gouvernement du Commonwealth prévue à Antigua-et-Barbuda.
Un comité d’examen de la gouvernance a également été mis en place. Il regroupe notamment la Première ministre de la Barbade Mia Mottley, le Premier ministre de la Dominique Roosevelt Skerrit, le Premier ministre jamaïcain Andrew Holness et le président du Guyana, Irfaan Ali.
En matière de sécurité, les dirigeants ont salué les avancées en matière de réforme de la justice pénale et accepté une offre du Programme des Nations unies pour le développement visant à étendre un système d’information de gestion des dossiers de police à l’échelle régionale.
Enfin, s’agissant des différends territoriaux, la CARICOM a réaffirmé son soutien à un règlement pacifique par l’intermédiaire de la Cour internationale de Justice, notamment dans les affaires impliquant le Belize et le Guatemala, ainsi que dans le différend opposant le Guyana au Venezuela. Les dirigeants ont réitéré leur appui ferme à la souveraineté et à l’intégrité territoriale du Belize et du Guyana.
Retraites : la Guadeloupe parmi les territoires où les pensions sont les plus faibles - Actu 4
Selon les dernières données de la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES), les écarts de pensions de retraite restent marqués entre les territoires français. En 2022, Guadeloupe figure parmi les départements où les montants moyens sont les plus bas, révélant des parcours professionnels souvent fragilisés et des réalités économiques contrastées.
Une moyenne nationale qui masque de fortes disparités
En 2022, la pension moyenne en France s’élevait à 1 786 euros brut par mois (1 827 euros en 2023), soit environ 1 654 euros nets après prélèvements sociaux (1 682 euros en 2023).
Derrière cette moyenne nationale se cachent toutefois d’importantes disparités territoriales. Dans plusieurs départements ultramarins et ruraux, les retraités perçoivent des montants nettement inférieurs, conséquence de carrières marquées par la précarité, le chômage ou des interruptions d’activité.
Des pensions plus faibles dans les Outre-mer
En Guadeloupe, la pension moyenne s’établit à 1 271 euros brut mensuels. Là encore, les parcours professionnels sont fréquemment marqués par l’instabilité, le recours à l’emploi précaire ou des périodes d’inactivité, ce qui réduit mécaniquement les droits à la retraite.
La situation est comparable en Guyane, où la pension moyenne avoisine 1 318 euros brut par mois. L’économie locale, encore en développement, offre moins d’emplois stables et qualifiés, ce qui pèse sur le niveau des cotisations versées tout au long de la vie active.
Un recours plus fréquent aux minima sociaux
Autre indicateur révélateur : le recours à l’Allocation de solidarité aux personnes âgées (Aspa).
En Guadeloupe, près d’un retraité sur cinq en bénéficie, contre moins de 4 % en métropole. Cette allocation, destinée aux personnes disposant de faibles ressources, constitue souvent un complément indispensable pour faire face aux dépenses courantes.
Entre logement, alimentation et frais de santé, chaque euro compte. Les arbitrages budgétaires sont quotidiens pour de nombreux seniors ultramarins, d’autant plus dans un contexte où le coût de la vie peut être plus élevé que dans l’Hexagone.
La centrale géothermique de Laudat en Dominique bientôt mise en service-Actu 5
La Dominique s’apprête à franchir une étape majeure dans sa transition énergétique. La centrale géothermique de 10 mégawatts (MW) située à Laudat, dans la vallée de Roseau, a achevé ses phases de tests et devrait être officiellement mise en service d’ici la fin mars 2026.
L’annonce a été faite par le Premier ministre, Roosevelt Skerrit, lors d’une conférence de presse en début de semaine.
Des tests concluants avant la mise en exploitation
Selon le chef du gouvernement, l’installation a subi plusieurs séries d’essais techniques ces dernières semaines.
« D’après tous les rapports, les tests ont été concluants et nous espérons que le peuple dominicain bénéficiera de cet investissement », a-t-il déclaré, précisant que l’ensemble des systèmes est désormais opérationnel.
La centrale, d’une capacité de 10 MW, représente un investissement estimé à 34,8 millions de dollars américains.
Une énergie issue de la chaleur volcanique
Exploitée par la Dominica Geothermal Development Company (DGDC), l’installation utilise la chaleur naturelle issue de l’activité volcanique de l’île pour produire de l’électricité.
La Dominique, surnommée « l’île nature » des Caraïbes, possède un important potentiel géothermique en raison de son origine volcanique. Le site de Laudat, situé dans la vallée de Roseau, concentre une activité géothermale favorable à la production d’énergie renouvelable.
Selon la DGDC, la centrale devrait fournir une alimentation stable à environ 23 000 foyers, couvrant une part significative des besoins nationaux.
Un tournant énergétique pour la région
Ce projet marque une étape stratégique pour la Dominique, qui cherche à réduire sa dépendance aux énergies fossiles importées, souvent coûteuses et vulnérables aux fluctuations des marchés internationaux.
La centrale de Laudat deviendra la deuxième centrale géothermique au sein de l’Organisation des États de la Caraïbe orientale (OECS) et la première de ce type dans l’espace de la Communauté caribéenne (CARICOM).
Au-delà de la production d’électricité, le projet s’inscrit dans la vision du gouvernement de faire de la Dominique une nation résiliente face aux chocs climatiques et un modèle régional en matière d’énergies renouvelables.
La mise en service prévue en mars 2026 pourrait ainsi marquer le début d’une nouvelle ère énergétique pour l’île.
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