🚨 Voici les 5 Actualités des Antilles à retenir cette semaine ⏳🌴
Vers un commerce Africa–CARICOM de plus d’un milliard de dollars : un potentiel confirmé par une étude-Actu 1
Une nouvelle étude de l’Organisation du secteur privé de la CARICOM met en lumière le potentiel significatif des exportations de l’Union africaine vers la CARICOM, estimant qu’elles pourraient dépasser le milliard de dollars américains dans un futur proche.
Présentée lors d’un webinaire organisé par des acteurs clés du commerce afro-caribéen, l’analyse souligne que plusieurs pays africains disposent d’une capacité d’exportation compétitive sur de nombreux produits traditionnellement importés par la CARICOM. Sur les 579 lignes de produits évaluées, au moins 13 pays africains peuvent fournir plus de 58 millions de dollars chacun à des prix souvent nettement plus attractifs que les références actuelles.
Pour les experts, dépasser le milliard de dollars d’exportations africaines vers la CARICOM ne serait pas qu’un symbole : cela représenterait une opportunité majeure pour restructurer les chaînes d’approvisionnement de la région caribéenne, qui dépend encore largement de partenaires traditionnels comme les États-Unis et l’Europe.
Ce potentiel se retrouve dans d’autres projections récentes. Une recherche conjointe du Centre du commerce international (CCI) et d’Afreximbank estime que le commerce total entre l’Afrique et les Caraïbes pourrait atteindre jusqu’à 1,8 milliard de dollars par an d’ici 2028, à condition d’améliorer la logistique, de réduire les barrières tarifaires et de renforcer la transformation locale des produits.
Les auteurs de l’étude mettent en garde : pour concrétiser ce potentiel, il faudra dépasser les obstacles actuels , les coûts logistiques élevés, infrastructures de transport insuffisantes et systèmes de paiement fragmentés tout en favorisant l’engagement du secteur privé. Cette dynamique est jugée essentielle pour que le commerce afro-caribéen prenne une vraie dimension économique, au-delà des cadres politiques déjà établis.
Venezuela : l’exploitation pétrolière bientôt ouverte au secteur privé sur fond de rapprochement avec Washington - Actu 2
Le Venezuela s’apprête à ouvrir totalement l’exploitation pétrolière au secteur privé, selon un projet de loi examiné cette semaine à l’Assemblée nationale. Jusqu’ici, l’or noir vénézuélien était sous le contrôle de l’État ou d’entreprises mixtes où celui-ci détenait la majorité. La réforme prévoit désormais que des entreprises privées domiciliées au Venezuela pourront exploiter le pétrole via des contrats dédiés.
Pour l’ex-vice-ministre du Pétrole, Dolores Dobarro, « cela entérine la participation du secteur privé à ces activités pétrolières », un changement considéré comme majeur dans un pays qui possède les plus grandes réserves de pétrole au monde. Le texte devrait être adopté rapidement, le pouvoir disposant d’une confortable majorité à l’Assemblée.
Cette évolution intervient dans un contexte politique inédit depuis la chute de Nicolás Maduro en 2025 et l’arrivée de Delcy Rodriguez à la présidence par intérim, trois semaines après une spectaculaire intervention militaire à Caracas. Soucieuse de normaliser les relations internationales, Mme Rodriguez multiplie les signaux d’ouverture, notamment envers les États-Unis.
Washington a d’ailleurs nommé une nouvelle chargée d’affaires pour le Venezuela, Laura F. Dogu, signe d’un début de réchauffement après des années de rupture. Des discussions discrètes ont eu lieu entre Caracas et Washington autour d’un éventuel retour à un dialogue diplomatique et du rôle des compagnies américaines, intéressées par la sécurisation de leurs investissements pétroliers.
Le rapprochement reste toutefois fragile. Si la présidente par intérim a réorganisé l’appareil militaire et procédé à des libérations partielles de prisonniers politiques, l’opposition continue d’exiger la libération totale des détenus, tandis que les États-Unis maintiennent certaines sanctions contre des figures du pouvoir.
Les Etats-Unis saisissent un septième pétrolier lié au Venezuela dans le cadre de la campagne de Trump pour contrôler le pétrole du pays-Actu 3
Les forces armées des États-Unis ont annoncé mardi la saisie du septième pétrolier lié au Venezuela au large des Caraïbes, dans le cadre de l’opération mise en place par l’administration du président Donald Trump pour faire respecter les sanctions et renforcer le contrôle des flux pétroliers en provenance du pays sud-américain.
Le Motor Vessel Sagitta, un navire battant pavillon libérien et appartenant à une société basée à Hong Kong, a été intercepté « sans incident » par des unités américaines opérant sous le Commandement Sud des États-Unis (SOUTHCOM), selon un communiqué publié sur les réseaux sociaux militaires.
Les autorités américaines ont affirmé que le Sagitta naviguait en violation de la « quarantaine des navires sous sanctions dans les Caraïbes » établie par Washington, qui vise à empêcher les exportations pétrolières non autorisées depuis le Venezuela. Cette mesure s’inscrit dans une campagne plus large lancée mi-décembre dans le cadre de l’Opération Southern Spear, un dispositif combiné de surveillance et d’interceptions maritimes destiné à faire respecter le blocus des navires sanctionnés.
Cette saisie intervient après plusieurs autres opérations similaires menées ces dernières semaines par les forces américaines dans la région. Depuis le 10 décembre 2025, au moins sept tankers liés au commerce pétrolier vénézuélien ont été interceptés en mer des Caraïbes et dans l’Atlantique, certains considérés comme faisant partie d’une « flotte fantôme » opérant pour contourner les sanctions internationales.
Washington justifie ces opérations comme une application stricte des sanctions imposées à Caracas, tandis que certains observateurs y voient une volonté affirmée d’accroître l’influence des États-Unis sur les ressources pétrolières vénézuéliennes, qui représentent l’une des plus importantes réserves mondiales.
Les détails sur l’avenir du Sagitta notamment s’il sera rebaptisé, revendu ou utilisé par les autorités américaines n’ont pas encore été communiqués. Les annonces se limitent pour l’instant à la confirmation de son interception sans incident, reflétant une escalade soutenue des mesures américaines pour maîtriser l’acheminement du pétrole vénézuélien sur les marchés internationaux.
Antigua recrute plus de 100 infirmières ghanéennes et dément vouloir remplacer le personnel médical cubain-Actu 4
Le gouvernement d’Antigua-et-Barbuda s’apprête à recruter plus de cent infirmières en provenance du Ghana afin de pallier la pénurie chronique de personnel médical dans les hôpitaux et centres de santé du pays. Un premier contingent est attendu ce week-end, selon des responsables gouvernementaux.
Cette opération de recrutement, menée par l’administration du Premier ministre Gaston Browne, s’est appuyée sur des missions locales au Ghana, avec entretiens et vérifications menées en collaboration avec l’Ordre des médecins d’Antigua-et-Barbuda. L’objectif est de renforcer les capacités du système de santé national, confronté depuis plusieurs années à un manque de main-d’œuvre.
Mais l’annonce a rapidement suscité des spéculations politiques, l’opposition affirmant que cette initiative préparerait le retrait progressif de la brigade médicale cubaine, présente depuis longtemps dans les pays de la CARICOM. Le gouvernement a vivement démenti. Lors d’un point presse, le porte-parole Maurice Merchant a déclaré que le programme cubain « n’est pas officiellement terminé » et que les praticiens cubains « jouent un rôle essentiel » dans le système de santé. Il a toutefois admis qu’une « période de transition » n’était pas exclue à l’avenir.
Le sujet intervient dans un contexte géopolitique plus large. Depuis l’an dernier, les États-Unis exercent une forte pression sur les États caribéens pour qu’ils réforment, voire abandonnent, le recours aux brigades médicales cubaines, qualifiant le dispositif de travail forcé et de traite de main-d’œuvre. Selon Washington, les médecins et infirmiers cubains ne percevraient qu’une fraction de leur salaire – moins de 15 % selon les documents communiqués en 2025 –, le reste étant versé au gouvernement cubain pour soutenir son économie en crise.
Sous cette pression, plusieurs pays – dont Les Bahamas, le Guyana et Antigua-et-Barbuda – s’étaient engagés à revoir leurs modalités de rémunération afin d’éviter des sanctions américaines. La mission diplomatique américaine à Bridgetown a réaffirmé cette semaine sa position, dénonçant un système « coercitif » dans lequel Cuba encaisserait « entre 80 % et 95 % des salaires des médecins ».
Pour sa part, l’opposition antiguanne réclame davantage de transparence. La présidente du parti UPP, Gisele Isaac, a critiqué le manque d’information fournie au Parlement et au public, estimant que les contribuables « n’ont pas jugé bon d’être informés à l’avance » de la stratégie sanitaire du gouvernement.
La Grenade dépénalise le cannabis et fixe l’âge légal à 21 ans : un tournant législatif et social - Actu 5
La Grenade a franchi une étape importante dans sa politique sur le cannabis en adoptant une réforme qui dépénalise la possession et l’usage de cannabis pour les adultes et introduit un cadre pour son usage médical et thérapeutique. La nouvelle législation, adoptée récemment par le Parlement, marque un changement significatif par rapport à l’ancienne interdiction stricte, et est appelée à transformer à la fois la société et l’économie de l’île-État caribéenne.
Le Drug Abuse (Prevention and Control) Amendment Bill 2026, désormais en place, permet aux personnes âgées de 21 ans et plus de posséder du cannabis à usage personnel, tout en introduisant des règles précises sur les quantités autorisées et la culture domestique. La réforme comprend également des exemptions pour l’usage religieux et thérapeutique, notamment pour les membres de la communauté rastafarienne dans des lieux de culte reconnus, tout en interdisant la consommation dans les lieux publics et à proximité des écoles.
Le Premier ministre Dickon Mitchell a expliqué qu’il avait d’abord envisagé de fixer l’âge légal à 18 ans, conformément à l’âge de majorité civile, mais que la majorité parlementaire a finalement choisi de le relever à 21 ans après des consultations et un débat approfondi, notamment sur les risques potentiels pour la santé des jeunes. Cette décision s’appuie sur des avis d’experts qui recommandent une approche prudente tout en équilibrant libertés individuelles et protection publique.
Ce changement législatif répond à une promesse de campagne et s’inscrit dans un mouvement régional de réévaluation des politiques sur le cannabis. Depuis quelques années déjà, plusieurs pays de la Caraïbe, tels que la Jamaïque et Saint-Vincent et les Grenadines, ont amorcé des réformes similaires afin de réduire les sanctions pénales liées à la plante tout en explorant ses usages médicaux et économiques.
L’un des aspects importants de cette réforme est l’expungement des anciennes condamnations pour possession de cannabis à faible dose, ce qui permet à des personnes auparavant pénalisées de voir leurs cas effacés et leurs dossiers judiciaires nettoyés. Cela représente un pas vers une approche plus axée sur la santé publique que sur la répression.
Parallèlement, le gouvernement grenadien a créé une Cannabis Legalization and Regulation Secretariat pour conduire des consultations publiques, recueillir des avis d’experts et élaborer le cadre réglementaire complet qui encadrera l’industrie naissante du cannabis à usage médicinal et potentiellement thérapeutique. L’objectif affiché est de faire de cette réforme non seulement une avancée sociale, mais aussi un moteur économique potentiel, en créant des emplois, en attirant des investissements et en générant des recettes fiscales.
Toutefois, des voix restent critiques, notamment concernant la mise en place pratique de la réglementation, l’accès équitable au marché et les implications sociales à long terme. Mais globalement, la Grenade se positionne désormais comme un acteur dynamique dans l’évolution des politiques sur le cannabis dans la région CARICOM, alliant dépénalisation, santé publique et perspectives économiques.
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