🚨 Voici les 4 Actualités des Antilles à retenir cette semaine ⏳🌴
Dimanche 04 Janvier 2026
Opération américaine au Venezuela : Nicolás Maduro capturé - Actu 1
Dans une annonce qui a secoué la scène internationale, le président américain Donald Trump a confirmé que les forces des États-Unis ont mené une opération militaire majeure au Venezuela et capturé le président Nicolás Maduro ainsi que son épouse, avant de les transférer aux États-Unis, où ils doivent être jugés pour des accusations de narcotrafic et de terrorisme.
Selon l’administration américaine, l’opération, qualifiée de « large-scale strike » par Donald Trump, visait à neutraliser ce qu’il qualifie de « narco-État » dirigé par Maduro. Trump a même affirmé que les États-Unis « dirigeraient » le Venezuela temporairement et seraient fortement impliqués dans la reconstruction et l’exploitation de ses ressources pétrolières, l’une des plus riches du monde.
Des explosions et des frappes aériennes ont été observées près de Caracas lors de l’opération, qui a impliqué des attaques contre plusieurs infrastructures militaires, selon des informations disponibles.
Face à cette situation, la Communauté caribéenne (CARICOM) a réagi avec inquiétude, rappelant son attachement à la région comme « zone de paix » et appelant à une désescalade et à une solution diplomatique.
La CARICOM craint les impacts potentiels d’un conflit armé régional :
perturbations économiques et migratoires,
militarisation accrue des eaux caribéennes,
risques environnementaux et humanitaires.
Ce positionnement s’inscrit dans la continuité de la politique du bloc, qui a, par le passé, favorisé le dialogue politique face à la crise vénézuélienne plutôt que l’usage de la force.
Crise vénézuélienne : enjeux historiques, énergétiques et juridiques
1. Une réaction régionale façonnée par l’histoire
La politique caribéenne vis-à-vis des interventions étrangères est fortement influencée par l’histoire. La région a été, au XXᵉ siècle, le théâtre de nombreuses interventions militaires américaines, souvent justifiées sous prétexte de sécurité ou de stabilité :
Grenade (1983) : intervention armée des États-Unis pour renverser un gouvernement jugé hostile, malgré l’opposition de plusieurs pays caribéens.
Panama (1989) : opération qui a conduit à l’arrestation du président Manuel Noriega, avec un lourd bilan civil.
Haïti : occupations répétées, notamment entre 1915 et 1934, et interventions plus récentes sous mandat international, souvent perçues comme des atteintes à la souveraineté nationale.
Ces épisodes, inscrits dans la logique de la doctrine Monroe selon laquelle les Amériques relèveraient de la sphère d’influence des Etats-Unis ont laissé une mémoire collective de méfiance face aux interventions unilatérales. La CARICOM, consciente de ce passé, appelle aujourd’hui à la retenue et au respect du droit international.
2. Le Venezuela, au cœur des enjeux énergétiques mondiaux
Le Venezuela possède les plus grandes réserves de pétrole prouvées au monde environ 303 milliards de barils, devant l’Arabie saoudite représentant une part considérable des réserves globales d’hydrocarbures.
Dans un contexte où les prix des hydrocarbures demeurent élevés et où la demande énergétique reste un levier géopolitique clé, l’accès ou le contrôle de ces ressources constitue un enjeu stratégique majeur. Cela alimente en partie les suspicions selon lesquelles la lutte contre le narcotrafic pourrait masquer des objectifs géoéconomiques plus larges.
Une opération qui survient après des négociations pétrolières avec la Chine
La veille de l’intervention américaine, Nicolás Maduro avait reçu une délégation de diplomates et responsables chinois pour discuter de la vente de pétrole vénézuélien. Selon plusieurs sources, Caracas commercialiser déjà son pétrole en yuan, contournant ainsi le dollar américain et renforçant son indépendance vis-à-vis des sanctions américaines.
3. Des questions fondamentales de droit international
L’intervention soulève des interrogations juridiques profondes. Le droit international, notamment la Charte des Nations Unies, interdit en principe le recours à la force contre un État souverain sauf en cas de légitime défense ou avec un mandat explicite du Conseil de sécurité.
Plusieurs questions se posent :
Une intervention militaire unilatérale sans mandat de l’ONU peut-elle être justifiée ?
La capture d’un chef d’État en exercice constitue-t-elle une violation de la souveraineté nationale ?
Les frappes et l’opération militaire respectent-elles les normes du droit international humanitaire ?
Quelles implications sur les normes de souveraineté et d’immunité des chefs d’État ?
Même certains alliés américains ont exprimé des réserves sur la légalité de l’action, soulignant qu’elle pourrait violer les règles fondamentales régissant les relations internationales.
Une tension géopolitique amplifiée
La réaction internationale est très contrastée :
La Chine a exprimé une forte condamnation, dénonçant ce qu’elle considère comme une violation évidente du droit international.
Cuba appelle à l’unité latino-américaine face aux États-Unis.
Certains pays saluent l’action comme un moment de “libération”, notamment au sein de l’opposition vénézuélienne
Dans la Caraïbe et en Amérique latine, la situation est susceptible de reconfigurer durablement les équilibres régionaux, avec des risques d’escalade, de replis nationalistes et de divisions profondes.
L’opération américaine et la capture de Nicolás Maduro constituent un tournant majeur, non seulement pour le Venezuela, mais pour l’ensemble de l’Amérique latine et la Caraïbe. Au-delà des déclarations américaines sur la lutte contre le narcotrafic, l’affaire soulève des questions historiques, énergétiques et juridiques lourdes, qui continueront de dominer les débats internationaux dans les semaines et mois à venir.
Après sept mois de détention au Togo, le Guadeloupéen Steeve Rouyar est rentré en France-Actu 2
Après plus de sept mois de détention au Togo, le Guadeloupéen Steeve Rouyar est arrivé sur le sol français ce jeudi 1er janvier, selon une confirmation du ministère français des Affaires étrangères. Sa libération est intervenue à la suite d’une décision de la justice togolaise, mettant fin à une affaire qui avait suscité une vive émotion en Guadeloupe et au-delà.
Âgé de 44 ans, expert-comptable et père de deux enfants, Steeve Rouyar avait été arrêté le 6 juin à Lomé, la capitale togolaise, en marge d’une manifestation. Il était notamment poursuivi pour troubles à l’ordre public aggravés et pour le chef d’« atteinte à la sûreté de l’État », une accusation qu’il a toujours contestée.
Un militant engagé, de la Guadeloupe au Togo
Originaire de Guadeloupe, Steeve Rouyar a grandi en région parisienne avant de lancer son activité d’expertise-comptable il y a une vingtaine d’années. Engagé politiquement, il s’est présenté à plusieurs reprises aux élections législatives en 2017, 2022 et 2024, notamment sous la bannière du Nouveau Front populaire, sans toutefois dépasser 1 % des suffrages.
Dans les mois précédant son arrestation, il relayait sur les réseaux sociaux des contenus d’influenceurs panafricanistes, critiques de l’ancienne puissance coloniale française, alors même que le Togo entretient des relations diplomatiques relativement stables avec Paris.
Un projet professionnel devenu affaire politique
Selon sa famille, Steeve Rouyar s’était installé au Togo en novembre 2024 dans le but d’y ouvrir un cabinet d’expertise-comptable, attiré par les perspectives économiques du marché africain. Il se serait toutefois heurté à des démarches administratives complexes, avant que son séjour ne bascule dans un contexte politique tendu.
Le jour de son arrestation, la jeunesse togolaise était descendue dans la rue pour dénoncer plusieurs mesures impopulaires :
l’arrestation de voix critiques du pouvoir,
la hausse du prix de l’électricité,
et surtout l’adoption d’une nouvelle Constitution, permettant au président Faure Gnassingbé, au pouvoir depuis plus de vingt ans, de se maintenir sans limitation de mandats.
Le parquet de Lomé avait affirmé que Steeve Rouyar faisait partie d’un groupe d’environ cinquante manifestants interpellés à cette occasion.
Grâce présidentielle et retour en France
La libération de Steeve Rouyar pourrait s’inscrire dans le cadre d’une grâce présidentielle. Le gouvernement togolais a en effet annoncé mercredi la grâce de 1 511 prisonniers, une mesure traditionnelle de fin d’année. La liste officielle des bénéficiaires n’a toutefois pas été rendue publique.
Selon une source proche du dossier, l’expert-comptable avait reconnu devant un juge d’instruction des faits de troubles à l’ordre public, passibles de un à cinq ans de prison, mais niait toute implication dans des actes relevant de l’atteinte à la sûreté de l’État, un chef d’accusation passible de 20 à 30 ans d’emprisonnement.
Soulagement en Guadeloupe
Avant même l’officialisation de sa libération, plusieurs élus guadeloupéens avaient exprimé leur soulagement. Le président du Conseil régional, Ary Chalus, a salué une issue positive :
« Cette libération est une victoire pour la justice et les droits humains. Elle démontre l’importance d’une mobilisation collective et d’une diplomatie active pour protéger nos citoyens à l’étranger. »
Après des mois de détention au Service central de recherche et d’investigation criminelle (SCRIC), Steeve Rouyar retrouve désormais la France, laissant derrière lui un épisode qui met en lumière les tensions politiques persistantes au Togo et la vulnérabilité des ressortissants étrangers engagés dans des contextes politiques sensibles.
Le rhum Depaz sacré meilleur rhum du monde : la Martinique au sommet de l’univers du rhum- Actu 3
La Martinique confirme, une fois de plus, sa place parmi les grandes références mondiales du rhum. Lors de la huitième édition des Caribbean Rum Awards 2025, organisée à Saint-Barthélemy, le Rhum Depaz Cuvée Prestige XO a remporté le World Championship, décrochant le titre très convoité de meilleur rhum du monde.
Cette consécration est intervenue à l’issue d’une dégustation internationale à l’aveugle, organisée dans le cadre du concours et festival de rhum le plus prestigieux de la Caraïbe. Plus de 50 rhums, issus aussi bien des catégories rhum agricole que rhum de mélasse, étaient en compétition. Les spiritueux ont été évalués par un jury international d’experts, composé de spécialistes venus de la Caraïbe, de France, du Royaume-Uni et des États-Unis.
Depaz, l’excellence martiniquaise récompensée
Cette victoire constitue une reconnaissance majeure pour la distillerie Depaz, implantée à Saint-Pierre, au pied de la montagne Pelée. Les jurés ont salué la structure raffinée, la complexité aromatique et l’équilibre remarquable de la Cuvée Prestige XO, un rhum façonné par les sols volcaniques martiniquais et un travail de vieillissement minutieux qui reflète tout le savoir-faire local.
Au-delà de la performance individuelle de Depaz, ce sacre illustre la centralité croissante de la Martinique dans l’univers des rhums artisanaux et haut de gamme, confirmant la force de son modèle fondé sur le rhum agricole et l’exigence de qualité.
Une domination martiniquaise qui s’inscrit dans la durée
Ce titre mondial s’inscrit dans une continuité remarquable. En 2024 déjà, un rhum martiniquais, le Trois Rivières Triple Millésime, avait remporté le World Championship. En 2025, ce même rhum confirme son excellence en décrochant une médaille d’or, renforçant encore la visibilité internationale des distilleries martiniquaises.
La Guadeloupe également à l’honneur
La Guadeloupe n’est pas en reste dans ce palmarès 2025, avec plusieurs distinctions majeures dans différentes catégories.
Dans la catégorie des rhums blancs,
Rhum Bielle 50 obtient une Double Gold,
Karukera 50 décroche l’or,
Reimonenq Millésime 2015 Blanc et Reimonenq Cœur de Chauffe sont respectivement récompensés par l’argent et le bronze.
Du côté des rhums vieillis,
Rhum Bielle 2019 est primé en catégorie VSOP (minimum 4 ans),
tandis qu’en catégorie XO (minimum 6 ans), Reimonenq 7 ans et Rhum Bielle 2018 remportent l’or et l’argent.
Enfin, en catégorie Ultra-Premium – Rhum Agricole, dédiée aux rhums d’exception, rares ou longuement vieillis, Rhum Bielle Canne Grise se voit attribuer une médaille de bronze.
À travers ce palmarès 2025, les Antilles françaises confirment leur rôle central dans l’univers du rhum mondial. Entre héritage, innovation et exigence de qualité, la Martinique et la Guadeloupe continuent de porter haut les savoir-faire caribéens, faisant du rhum bien plus qu’un spiritueux : un marqueur culturel, identitaire et économique de la Caraïbe.
Le Guyana consolide son rôle stratégique dans la sécurité alimentaire caribéenne - Actu 4
Le président du Guyana, le Dr Irfaan Ali, a annoncé que le pays avait franchi une nouvelle étape dans le renforcement de la sécurité alimentaire régionale, à la suite de l’exportation récente de deux conteneurs de produits agroalimentaires transformés vers les Caraïbes.
Selon le chef de l’État, cette cargaison constitue une avancée concrète dans la transformation de la production agricole en véritable moteur de prospérité économique pour le peuple guyanais. Il a souligné qu’il ne s’agissait pas d’un geste symbolique, mais bien du résultat tangible de politiques publiques visant à faire du Guyana une économie compétitive, diversifiée et résiliente.
Le Dr Ali a également expliqué que ces politiques placent les familles, les agriculteurs, les jeunes et les petites entreprises au cœur de la croissance et du développement national, notamment à travers le renforcement des filières locales, la transformation agroalimentaire et l’accès aux marchés régionaux.
Au-delà de ces annonces officielles, l’année 2025 a marqué un tournant majeur pour le Guyana sur le plan alimentaire. Selon les données rendues publiques cette année-là, le pays est devenu le seul au monde capable de produire suffisamment pour nourrir entièrement sa population sans recourir à aucune importation alimentaire. Cette performance exceptionnelle, issue d’investissements soutenus dans l’agriculture, l’irrigation, la transformation et la planification stratégique, confère au Guyana un statut inédit en matière de souveraineté alimentaire.
Dans ce contexte, le Guyana s’impose de plus en plus comme un fournisseur alimentaire clé pour l’ensemble de la Caraïbe, alors que la région cherche à réduire sa dépendance structurelle aux importations alimentaires extra-régionales. Cette dynamique s’inscrit pleinement dans les objectifs de la CARICOM, notamment l’initiative visant à renforcer la production locale et la résilience alimentaire face aux chocs économiques, climatiques et géopolitiques.
À travers cette trajectoire, le Guyana confirme qu’il ne se positionne pas uniquement comme une puissance énergétique émergente, mais aussi comme un acteur central de la sécurité alimentaire caribéenne, capable d’influencer durablement l’équilibre économique et stratégique de la région.
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