Papa Rouyo, la distillerie qui fait dialoguer mémoire, terroir et renaissance du rhum guadeloupéen
À Goyave, Papa Rouyo bouscule les codes du rhum guadeloupéen. Portée par un collectif de planteurs du Moule, cette jeune distillerie ne produit pas seulement un spiritueux d’exception : elle raconte aussi une histoire de transmission, de terroir et de mémoire. Avec l’Habitation Néron, intégrée au circuit « La Route de l’esclave de l’UNESCO, le projet veut faire dialoguer patrimoine, culture et spiritourisme.
Une distillerie pas comme les autres en Guadeloupe
Dans l’univers du rhum antillais, Papa Rouyo occupe une place singulière.
Créée en 2021 et installée à Goyave, la distillerie s’est imposée en peu de temps comme l’un des projets les plus originaux du paysage guadeloupéen. Ici, l’objectif n’est pas simplement de produire du rhum : il s’agit de redonner aux planteurs la maîtrise de leur canne et de son histoire.
Lors de notre visite du site, le cofondateur nous l’a expliqué avec passion : Papa Rouyo est née d’une volonté forte, celle de construire un projet qui relie économie locale, patrimoine et transmission culturelle.
L’origine du nom : un hommage à la mémoire familiale
Le nom Papa Rouyo puise directement dans l’histoire familiale des fondateurs. Il rend hommage à Charles Albert Ruscade, surnommé « Papa Rouyo », figure respectée du Moule et ancêtre de la famille Galli, à l’origine du projet.
Le rhum n’est pas pensé comme un simple produit commercial, mais comme le prolongement d’une mémoire vivante, liée à la terre et à ceux qui l’ont cultivée.
Chaque bouteille porte ainsi une part d’héritage.
Des planteurs du Moule qui créent leur propre distillerie
C’est sans doute l’élément le plus fort du projet. Papa Rouyo est portée par un collectif de planteurs et d’associés, souvent appelés les Maîtres Canniers, qui ont décidé de franchir une étape historique : ne plus seulement livrer leur canne aux grandes distilleries, mais produire eux-mêmes leur rhum.




