Alors que les carburants dépassent deux euros le litre dans les territoires français d’Amérique, le développement pétrolier du Guyana et les capacités de raffinage de pays voisins interrogent les circuits d’approvisionnement. Des possibilités de coopération existent, mais leur intérêt dépend autant des prix que des installations, des normes et de la sécurité des livraisons.
En octobre 2026, le prix maximal du sans-plomb atteint 2,10 euros le litre en Martinique, 2,12 euros en Guadeloupe et 2,21 euros en Guyane. Le gazole s’établit respectivement à 2,27 euros, 2,28 euros et 2,37 euros. Dans un contexte de vie chère, ces niveaux alourdissent les dépenses des ménages, des transporteurs et de nombreuses petites entreprises.
Cette pression sur les budgets intervient dans une région dont le paysage énergétique évolue. Le Guyana développe sa production pétrolière. Le Suriname dispose d’une raffinerie et cherche à valoriser ses ressources. Le Venezuela demeure un producteur important, tandis que le Brésil offre plusieurs qualités de brut sur le marché international.
Pour les Antilles françaises et la Guyane, la proximité de ces activités pose une question : pourraient-elles bénéficier davantage des ressources et des capacités industrielles de leur environnement régional ?



