L’outre-mer et ses enjeux stratégiques à part entière

 L’outre-mer et ses enjeux stratégiques

Les outre-mer c’est 12 territoires répartis dans trois océans (Pacifique, Atlantique, indien). Elles permettent à la France un accès privilégié à toutes les mers. La France possède donc un immense domaine maritime, le second au monde représentant 11 millions de km² soit la 2e zone économique exclusive dans le monde. Elle est également la 2e puissance maritime après les États-Unis. Les outre mer ce sont aussi une biodiversité d’une richesse exceptionnelle, elle contient 80 % de la biodiversité française. Au-delà de ces différents statuts, il existe une véritable méconnaissance sur l’importance et les divers enjeux stratégiques des territoires d’outre-mer. Le but de cet article est d’évoquer les multiples richesses dont disposent ces régions et les perspectives d’avenir qu’offrent les territoires d’outre-mer. Il est essentiel pour cette raison de présenter brièvement ce qu’est l’outre-mer et ses enjeux stratégiques à part entière.

Les habitants de ces territoires sont de nationalité française, les droits de vote et conditions d’éligibilité sont identiques. Ils participent directement à l’élection du président de la République. On note cependant une grande diversité des statuts de l’outre-mer Français :

Les départements et régions d’outre-mer (DROM, anciennement DOM) sont au nombre de cinq : la Guadeloupe, la Martinique, la Guyane, La Réunion et Mayotte. Elles sont régies par l’article 73 de la constitution de la cinquième république. Les lois et règlements nationaux s’appliquent de plein droit dans ces territoires, mais « ils peuvent faire l’objet d’adaptations tenant aux caractéristiques et contraintes particulières de ces collectivités ».

Les collectivités d’outre-mer (COM anciennement TOM) sont régies quant à elles par l’article 74 de la Constitution. Les COM disposent d’un statut et d’institutions spécifiques. Contrairement aux DROM, le statut des COM est régi par une loi organique qui précise les compétences et les conditions dans lesquelles les lois et les règlements de la métropole s’y appliquent. Ce statut concerne la Polynésie française, Saint-Barthélemy, Saint-Martin et Saint-Pierre-et-Miquelon et Wallis-et-Futuna.

Les Terres australes et antarctiques françaises (TAAF) constituent une collectivité qui à son propre statut. Elle comprend cinq districts : l’archipel Crozet, les iles Kerguelen, les iles Éparses de l’océan indien, les iles Saint Paul et nouvel Amsterdam et la Terre-Adélie.

Ces 12 territoires représentent 2,8 millions d’habitants, soit 4 % de la population française (source INSEE 2020).

Il est capital de comprendre les différents enjeux géopolitiques des nations afin de mieux entrevoir les échanges, les interactions et les agissements de chaque pays. Par cette compréhension, nous pouvons mesurer le potentiel ou l’importance d’une ou plusieurs régions. Les territoires ultramarins par leur espace maritime sont un vecteur de puissance qui permet à la France de rayonner et d’assoir une position de première puissance mondiale. Pour autant, les populations d’outre-mer doivent faire face à diverses difficultés économiques et sociales dues à certaines caractéristiques naturelles et historique (Traite négrière, békés, etc..). Ces populations ne bénéficient pas autant que la métropole de cette position stratégique et économique.

Enjeux géostratégiques de l’outre-mer

La France par son espace maritime jouit d’atout important. Elle lui permette de se positionner dans le monde sur bien des plans.

Enjeux stratégiques et sécuritaires de l’outre-mer

La métropole dispose de 8 bases navales (dont 6 en territoire outre-mer et 2 en Afrique) et d’une force navale flottante (porte-avions Charles de Gaulle/sous-marin nucléaire) qui lui donne une force de projection et de persuasion importante dans le monde. L’accès à tous les océans lui offre une possibilité tactique pour lutter contre la pêche illégale en Guyane, lutter contre la piraterie dans l’océan indien, agir contre le narcotrafic ou bien intervenir militairement. La marine est donc un outil clé dans la diplomatie, mais également d’influence exercée de par sa position maritime.

outre-mer

Enjeux économiques de l’outre-mer

Environ 90 % du commerce mondial est assuré par l’industrie du transport maritime. La voie maritime est la route la plus rentable par rapport à la capacité d’import d’un bateau (mesure en tonnage). Cette capacité d’import est supérieure à celle du transport aérien ou terrestre. Le réseau d’océan et de mer interconnectée représente à lui seul 70 % de la surface navigable procurant une liberté de mouvement considérable.

On compte jusqu’à 60 000/70 000 navires marchands qui font du commerce international et transportent toutes sortes de marchandises. Conscient de ces enjeux, la France développe une stratégie portuaire en outre-mer (réforme portuaire en Guadeloupe, Martinique, Guyane et Réunion) afin de développer dans ces ports ultramarins des emplois, de la compétitivité et surtout le développement des trafics de transbordements en forte croissance dans ces régions du monde.

Enjeux environnementaux de l’outre-mer

La France est le quatrième pays au monde pour ces récifs coralliens, dont un tiers sont abîmés. On estime que 75 % des coraux auront disparu d’ici 2050. Ceux-ci assurent des fonctions écologiques pour 25 % des organismes marins. L’ajout de différentes espèces invasives tel que le poisson-lion, les sargasses aux Antilles ainsi que la disparition de différentes espèces de poisson pour les pêcheurs (industrielle et traditionnelle) constituent un enjeu de taille concernant la préservation de la biodiversité.

Certains grands fonds océaniques possèdent des ressources rares non exploitées, tels que le nodule polymétallique dans le Pacifique (nouveaux minerais sous-marins constitués d’éléments métalliques divers tels que le manganèse, le nickel ou le Colbat en proportion variable). Ces ressources suscitent bien évidemment d’énormes intérêts financiers pour de grosses multinationales. L’exploitation de ces minerais et l’impact environnemental sur ces mers sont assurément à questionner à l’heure de la préservation de la biodiversité.

Enjeu spatial

satellites

Outre, la voie maritime, la France est également une puissance spatiale. Son centre spatial se situe en Guyane à Kourou. Il s’agit d’un choix stratégique. La Guyane se situe au plus près de l’équateur, ce qui permet une économie d’argent au niveau du carburant. Il faut savoir que la force d’attraction terrestre ou l’intensité de la pesanteur est plus faible à l’équateur. L’énergie à fournir est donc moindre. L’envoi de satellites sur l’orbite dont le plan est pile au-dessus de l’équateur est également un gain de temps et d’argent pour la métropole.

La faible densité de la population limite les risques humains et matériels en cas d’accident. Les cyclones et les tremblements de terre y sont rares, voire inexistants. Ce sont en partie les raisons qui expliquent le positionnement de ce centre spatial en Guyane. Un avantage territorial conséquent qu’offre l’outre-mer. Les satellites français envoyés dans l’espace ont pour vocation une utilisation civile et militaire qui se concentre sur deux domaines, la communication (ex. : télécommunication, imagerie, objet connecté, géolocalisation, etc.) et l’observation (renseignement, balistique, surveillance du climat).

Richesse et réalités

Paradoxalement les atouts de l’outre-mer ne sont pas synonymes de richesse pour la population ultra-marine. D’après l’institut d’émission des départements d’outre-mer, le poids économique des activités liées à la mer reste bas au vu des potentialités identifiées. Les activités maritimes représentent seulement 2,4 % de l’emploi marchand (12 500 emplois) et 3,5 % du tissu entrepreneurial marchand (8800 entreprises) dans l’outre-mer.

Même constat avec le centre spatial de Guyane, la population ne semble pas du tout ressentir les 15 % de création de richesse générée par cette activité. Le cout de la vie, les produits alimentaires (45 % plus cher qu’en métropole), le taux de chômage, les nombreuses infrastructures vétustes (route, bâtiment), le manque de déploiement numérique semblent être en total décalage avec la réalité quotidienne des Guyanais. On constate de l’autre côté le meilleur de la technologie de l’industrie spatiale. Une fusée Ariane 6 à 2,4 milliards d’euros que les ingénieurs français surnomment la tour Eiffel mobile.

Enseignant et ingénieur français venant le plus souvent de métropole. La formation à ces métiers de haute valeur ajoutée n’est pas réellement dispensée au Guyanais. Nombreux se demande donc, s’il ne s’agit pas d’une pure exploitation de leurs territoires.

Exemple :  Une multitude de multinationale exploite l’or en Guyane (cf.reporterre.net).

On pourrait également faire ce parallèle avec la Nouvelle-Calédonie ou l’or vert, le nickel représente la principale ressource de l’économie calédonienne. Elle représente 90 % des exportations (industrie automobile, aéronautique) et 20 % des emplois dans le secteur des mines et usines. On observe malgré cette ressource des inégalités (ethnique, géographique, sociale) criantes sur plusieurs plans entre population kanake (39 %) et européenne (27,2 %) due à certaines réalités historiques.

Exemple d’inégalités : Les fonctionnaires issus de la métropole profitent d’avantages considérables comme la prime de vie chère, la prime d’installation ou autres avantages fiscaux. Les fonctionnaires calédoniens locaux ont dû batailler pour avoir plus ou moins les mêmes droits. En Nouvelle-Calédonie, un Kanak a cinq fois moins de chances d’obtenir son baccalauréat qu’un non-Kanak.

On sait que la majorité des outre-mer font face à des difficultés économiques et sociales dues à des réalités historiques. L’esclavage et la colonisation sont à l’origine d’un certain nombre d’inégalités dans un bon nombre de territoires d’outre-mer. Pour prendre par exemple les Antilles françaises, l’héritage colonial et l’hypercentralisation font que ces territoires sont extrêmement dépendants de la France au niveau des échanges maritimes et aériens. Certains dénoncent aujourd’hui une économie de type coloniale par le fait que la majorité des moyens de production (distributions, port, propriété foncière) sont encore détenus ou administrés par des békés/Blanc créoles (descendants de colon européen). L’essentiel des exportations (rhum, sucre, ananas, banane) de ces départements est principalement réalisé en France. Les importations des biens manufacturés (textile, pétrole, engrais, denrées alimentaires) sont généralement beaucoup plus chères qu’en métropole.

Grande Caraïbe

Pour autant, de nombreuses perspectives viables s’offrent à ces départements. On pourrait commencer par évoquer les possibilités d’avenir pour les Antilles-Guyane et d’autres pays de la Caraïbe. On parle d’échange intracaribéens. Selon la définition de Romain Cruse la Grande Caraïbe (source : une géographie populaire de la Caraïbe) c’est le cadre de prédilection des Caribéens partisans d’une région unie politiquement et économiquement forte sur le plan régional et pouvant peser sur les affaires de l’hémisphère. Cette définition englobe les petites et grandes Antilles, ainsi que le Venezuela, la Colombie et l’ensemble de l’Amérique centrale.

caraïbes

La grande Caraïbe c’est un même espace géographique, une histoire commune (esclavage, révolte, indépendance), des cultures proches, voire semblables, dans certaines régions. Ces espaces maritimes sont des véritables zones d’influence qui nourrissent des enjeux très importants. La dépendance des Antilles vis-à-vis de production telle que le sucre, le rhum, la banane et l’importation de produit de métropole pourraient en partie changer au niveau économique pour la population des Antilles et Guyane. Elles seraient amenées à commercer sur différent pôle caribéen, à consommer divers produits de la Caraïbe, à payer moins cher certains produits. Les ports des Antilles et Guyane comportent l’avantage de proposer des coûts très abordables doublés d’une rapidité d’exécution au vu des distances entre les pays de la Caraïbe. Une région caribéenne unie faciliterait la circulation et les échanges des populations dans les petites et grandes Antilles.

Exemple d’échange intra caribéen : En avril 2018, une alliance dénommée Caribsky entre Air Antilles, Winair et la LIAT voit le jour. Elles permettent de desservir respectivement des iles françaises, néerlandaises et les territoires anglophones.

La CARICOM (Communauté des Caraïbes) a pour objectif d’unir et de renforcer les liens dans cette zone de la Caraïbe par la création d’un marché commun unique. Cependant, les convoitises commerciales, les rivalités politiques, économiques sont de véritables freins à cette finalité. Malgré tout l’émancipation des Antilles Guyane vers le marché de la Caraïbe serait une véritable perspective d’avenir pour ces régions.

Faune & Flore de l’outre-mer

L’outre-mer possède un patrimoine naturel exceptionnel en termes de paysage, de milieux marins, et de faune & flore.

La Guadeloupe est patrimoine de l’humanité depuis 1992 par l’UNESCO. Elle est zone de réserve de la biosphère mondiale, en raison de sa biodiversité exceptionnelle (3800 espèces de plantes).

La Martinique n’est pas en reste avec sa nature luxuriante, ses nombreuses espèces et ses beaux jardins créoles.

La Réunion avec ses deux massifs volcaniques (piton de la fournaise et piton des neiges) possède une grande diversité d’escarpements, de gorges créant un paysage à couper le souffle.

La Guyane fait partie des 15 derniers grands massifs de la forêt primaire équatoriale. L’Amazonie c’est 400 00 espèce animale et végétale et plus de 1300 essences d’arbres.

On doit aussi compter la seconde plus grande barrière récifale au monde en Nouvelle-Calédonie et l’une des très rares doubles barrières à Mayotte.

Certaines espèces ne sont présentes dans aucune autre région du monde. C’est ce que l’on appelle des espèces endémiques. Ces territoires en concentrent 83 % (16 264 espèces), soit autant d’espèces que toute l’Europe continentale d’après l’observatoire national de la mer et du littoral. Il faut y ajouter la richesse des écosystèmes associés, en particulier les mangroves et les herbiers.

Un grand nombre de ces milieux terrestres et marins demeurent très mal connus, tant au niveau des espèces que de leur fonctionnement en écosystèmes. La connaissance de la biodiversité est un enjeu majeur, d’autant plus qu’il est déjà fortement menacé (pollution, changement climatique, exploitation minière et forestière, urbanisation, etc..). Ces collectivités territoriales font partie des zones prioritaires (dit « les points chauds ») pour la conservation de la biodiversité mondiale.

Cette biodiversité est un véritable atout pour les populations ultramarines. Elle reste un avantage en termes de tourisme, mais également en matière d’énergie marine renouvelable par l’utilisation de technologie plus viable pour l’environnement :

  • L’énergie marémotrice issue des marées
  • La technologie hydrolienne issue des courants
  • La thermo électricité des mers issue de la chaleur des océans

biomimétismeL’aubaine dont pourrait profiter les outre-mer par rapport à sa diversité biologique pourrait être le biomimétisme. Le biomimétisme c’est imité le vivant. C’est observer la nature et s’en inspirer afin de proposer des solutions durables aux défis les plus urgents. C’est de l’innovation inspirée par la nature. On parle donc de baser l’économie sur la base de connaissance lié à la nature. La biodiversité de ces territoires est une source infinie d’innovation et représente un potentiel réel pour les habitants des outre-mer.

Exemples :

– Les avions sont inspirés des oiseaux, certains terriers de termites ont inspiré des immeubles. On peut utiliser le biomimétisme également pour des territoires durables (architecture).

– Le scratch est inspiré du fruit de la bardane. Les crochets sont conçus pour s’accrocher à tout ce qui le frôle afin de disperser ses graines.

– Les requins ont inspiré de nombreux ingénieurs par leurs apparentes facilités à nager. La caractéristique est due à la forme de leurs corps et à la présence de denticules sur leur peau. Un célèbre équipementier pour ne pas le citer a créé une combinaison directement inspirée des aspérités de l’épiderme des requins. Lors des JO de Pékin, plusieurs records de natation sont tombés à la suite de ces combinaisons.

– Le cône du Pacifique (un coquillage), ce mollusque produit une toxine qui est utilisée dans les neurotechnologie et neurochirurgie. La mu conotoxine GIIIB se négocie à presque 500 euros le milligramme chez Alomone Labs. La variante PIIIA est, elle, à 800 euros le milligramme chez Smartox Biotech… 800 millions d’euros le kilo. Ce coquillage est vendu à 3 dollars sur les marchés (source : Idriss Aberkane le point)

Tout ceci pour dire que le biomimétisme est un réel enjeu économique et durable dans le sens que l’on peut exploiter des ressources sans forcément les détruire. L’outre-mer dispose par sa riche biodiversité de nombreuses ressources inexploitées.

Aux Antilles-Guyane et Réunion, le jardin créole remet en lumière des traditions délaissées et des ressources d’une grande richesse.

L’Acérola : Cerise péyi (en créole) est connu pour sa teneur en vitamine C naturelle. Elle peut contenir jusqu’à 30 fois plus de vitamine que l’orange. On peut la trouver sous forme de gélule ou comprimé.

Le Roucou : Il est commercialisé sous le nom d’Urucum. C’est une poudre qui est utilisée dans les compositions de préparation esthétique. Il est également utilisé comme colorant alimentaire.

L’Ambaville (Réunion) : Quelques vertus lui sont prêtées, notamment celle d’antiulcéreuse gastrique. Elle soigne aussi les herpès, les inflammations. L’ambaville est aussi utile dans le traitement du diabète et des rhumatismes.

L’huile de coco : De plus en plus populaire en occident. Le coco se décline en plusieurs formes (sucre, huile, eau de coco, farine de coco).

La Grenade : Ce fruit renferme de nombreux minéraux et vitamine. Ses propriétés sont multiples (antioxydante, diurétique et antivirale)

Le curcuma : Il possède des propriétés anti oxydantes. On l’utilise également comme épices. Il renfermerait d’autres propriétés médicinales d’après des études scientifiques.

Le Noni : C’est un fruit. Ces feuilles étaient utilisées par les anciens pour calmer les douleurs articulaires.

L’Ayapana (Réunion) : l’Ayapana est très populaire à la Réunion, parfois même surnommée la tisane miracle. Et pour cause, cette plante soigne par exemple les soucis digestifs, la fièvre, les nausées, les diarrhées, l’hypertension…

Le bois d’Inde (Guadeloupe) : le bois d’Inde peut notamment être utile pour soigner de douloureux maux de dents. On s’en sert aussi pour soigner les rhumatismes ou soulager des douleurs abdominales.

Les formations agroécologiques dans l’outre-mer se révèle être une perspective d’avenir intéressante.

Transformer les enjeux stratégiques de l’outre-mer

À partir de problème environnemental tel que les sargasses (Guadeloupe/Martinique), l’innovation par la connaissance peut être exploitée comme un véritable avantage.

Pour rappel, les sargasses sont des algues qui se sont accumulées sur les plages de Caraïbes à partir de 2011. Les changements climatiques pourraient être à l’origine de l’augmentation de ces algues sur les iles. Elles posent problème, car elles obstruent les moteurs des bateaux de pêche. Ces algues tuent des poissons et des crabes et émettent une odeur nauséabonde à des kilomètres. Ceci étant, un entrepreneur nommé Johanan Dujon a permis par sa société Algas Organics de retirer 300 tonnes de sargasses. Le but de son entreprise étant la transformation de ces algues en engrais biologique.

Deux chercheurs martiniquais (Precilla Lambert et Christophe Germé) ont réalisé l’exploit de transformer les algues sargasses en une solution solide pour en faire du carton ou du bois.

Autre élément intéressant, d’après les travaux de recherche conduits à l’université des Antilles le charbon actif issu des bagasses pourrait servir à la dépollution des eaux et des sols. Selon Sarra Gaspard professeure au département de chimie de l’université des Antilles et directrice adjointe du laboratoire COVACHIM M2E, l’identification de bactéries présentes dans les sols de Guadeloupe serait capable de dégrader le chlordécone. On éviterait donc d’attendre 500 ans avant de dépolluer nos sols !! Les premières recherches très encourageantes sont une véritable source d’espoir pour toutes les Antilles.

La bagasse de la canne à sucre ou la fibre de coco peuvent être transformées et valorisées (brosse à coco, engrais organique biodégradable, tapis végétaux appelé bionattes)

En Nouvelle-Calédonie, une plante du nom de Grevillea Exul est plantée sur des terrains miniers. Celle-ci a la particularité d’accumuler les métaux. Par ce fait, ces plantes dépolluent les sols des anciennes mines et permettent une meilleure revégétalisassions.

Mère nature est incontestablement un livre ouvert dont les trésors sont à porter de main. Elle est réellement précieuse. Il ne tient qu’aux habitants de l’outre-mer de saisir cette chance. L’exploitation respectueuse de la Faune et Flore de l’outre-mer pourrait donc faire partie d’un moyen de développement que pourrait envisager ces territoires.

Sources :

http://www.outre-mer.gouv.fr/la-dimension-maritime-et-strategique-des-outre-mer

https://www.linternaute.com/science/espace/1115601-pourquoi-la-france-lance-ses-fusees-ariane-de-kourou-en-guyane/

http://www.bsi-economics.org/822-enjeux-actuels-futurs-outre-mer-as

http://geoconfluences.ens-lyon.fr/informations-scientifiques/dossiers-thematiques/mobilites-flux-et-transports/articles-scientifiques/insularite-martinique

https://atlas-caraibe.certic.unicaen.fr/fr/page-284.html

https://www.lepoint.fr/environnement/aberkane-ces-venins-qui-valent-trente-mille-fois-plus-que-l-or-26-10-2014-1875748_1927.php#

https://www.onml.fr/articles/outre-mer-des-enjeux-mondiaux-de-preservation-de-la-biodiversite/

http://www.senat.fr/rap/r14-698/r14-6982.html

https://reporterre.net/En-Guyane-les-groupes-miniers-preparent-la-grande-braderie-du-territoire

1 réflexion au sujet de « L’outre-mer et ses enjeux stratégiques à part entière »

Laisser un commentaire

error: Content is protected !!