Interview des auteurs de l’afro manga, The Last Kamit

Suite à l’article sur l’afro manga, Bd Afro/ Kemty et la présentation des quelques acteurs caribéens. Naosibes a eu l’occasion d’interviewer les auteurs de l’afro manga , The Last Kamit. À travers cette interview, les auteurs nous évoquent leurs parcours, leurs influences, leurs visions de l’afro manga et leurs difficultés.

les auteurs de the last kamitPouvez-vous vous présenter en quelques mots ?

– Michael Damby, 32 ans, Afro-Caribéen, auteur et producteur de The Last Kamit.

– Dwen Uno, 35 ans, Afro-Caribéen, auteur et producteur de The Last Kamit.

Quel a été votre parcours ?

– M. Damby : Depuis petit j’ai toujours aimé le dessin et j’ai commencé à faire de la BD très tôt en 1998. Avec le temps je me suis plus penché sur la culture hip-hop et j’ai fait du streetwear en parallèle d’étude de vente.

– Dwen : Parallèlement à ma scolarité, j’ai toujours aimé dessiner. Arrivé au lycée en 2000 je commence le graffiti, puis à mon arrivée en métropole en 2008 je commence les productions digitales.

Qu’est-ce qui vous a tant marqués dans les mangas au point de vous lancer dans l’élaboration d’un afro manga ?

Les mangas nous ont poussés à aimer, à découvrir et à connaître la culture, les traditions et l’histoire japonaise.

Nous avons grandi avec.

C’est un média aujourd’hui qui parle à toutes les générations.

The Last Kamit c’est le format d’un comics et l’esprit d’un manga. Vous alliez deux codes spécifiques de la BD dans votre œuvre. Pourquoi ce choix ? Est-ce une volonté de votre part de casser un peu les codes ?

Exactement nous voulons casser les codes, nous avons utilisé des codes que les lecteurs.trices connaissent.

Les deux formats sont la meilleure combinaison pour l’expérience et la narration de l’histoire de The Last Kamit.

Les comics et les mangas sont 2 médias exportés à l’international qui parlent à tout le monde.

Quelle place a le graffiti pour vous et dans votre afro manga ?

L’origine de notre définition de l’Afro manga c’est de mettre en avant les cultures Afros à travers le manga. La culture urbaine, le hip-hop, les graffitis sont issus des cultures Afros et nous avons grandi avec.

Il est important pour nous de mettre en avant toutes ces cultures et références avec lesquelles nous avons grandi.

Vous vous basez sur quelques faits réels dans The Last Kamit. Quelle est l’importance de connaître son histoire selon vous ?

C’est un point essentiel.

Pour savoir où aller, il faut savoir d’où l’on vient.

Dans votre œuvre vous reconnectez les Antilles et l’Afrique à travers différents éléments. Expliquer en nous en la raison.

En étant afro descendant. Nous avons eu très tôt la volonté de nous reconnecter avec nos communautés et cette fraternité que l’histoire a éloignées.

ubuntuUbuntu, une philosophie africaine a une place centrale dans votre afro manga. Pourquoi ce choix ?

L’unité de la communauté est une de nos valeurs centrales.

Quelles ont été vos influences pour la création de vos personnages ?

Nos influences vont de Dragon ball, One piece, Naruto, Hunter X Hunter, My hero academia, Yu Yu Hakusho, Naruto, ZELDA, Street fighter, Avatar, Marvel, DC Comics et bien d’autres la liste est longue !

Nous avons aussi des modèles à suivre dans l’afro manga/l’afro comics comme Aurion, Waldo papaye, Blacks sands, Placman et Ngo l’esprit du léopard.

Nous rencontrons le personnage principal (Sanka) au village de Sewoto, une référence à l’Afrique du Sud. Y a-t-il une raison d’avoir débuté par ce village ?

Nous avons choisi l’Afrique du Sud, car nous voulions démarrer cette aventure comme un voyage à partir d’une extrémité du continent afin de découvrir un maximum de régions et de lieux sur le continent.

Quelles sont les difficultés auxquelles vous avez été confrontés lors de l’élaboration de votre afro manga ?

Nous avons d’abord dû trouver un support adapté, et ensuite trouver une histoire qui éveille l’intérêt tout en nous permettant d’y intégrer des éléments d’histoire. Puis nous avons dû accorder nos styles de dessin, et finalement trouver une équipe compétente avec qui collaborer dans la vision de The Last Kamit.

Que voudriez-vous que l’on retienne à la fin de votre œuvre ?

– M. Damby : Quand on veut, on peut, même si ça prend du temps.

– Dwen : Je souhaite que le lecteur retienne qu’il a en face de lui le champ des possibles, mais que seuls ces choix déterminent sa vie.

Un animé est-il prévu ?

Oui, nous travaillons à la réalisation d’une série d’animation.

Pouvez-vous donner 3 conseils à ceux qui voudraient se lancer dans l’afro manga/Bd afro.

– M. Damby : 1 – Suivez votre voie.  2 – Faites ce que vous aimez. 3 – Soyez déterminé.

– Dwen : 1 – Toujours chercher à s’améliorer. 2 – Sachez vous entourer. 3 – La créativité n’a de limite que son imagination.

Où peut-on acheter The Last Kamit ?

Sur notre site internet https://www.thelastkamit.fr/,dans des points de vente en Europe, aux Antilles, en Amérique du Nord et en Afrique.

Nous sommes en plein développement pour d’autres points de vente et des points distributeurs accessibles par la suite.

 

 

Merci à Michael , à Dwen et à toute l’équipe de The Last Kamit pour le temps consacré.

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