Histoire du rhum des Antilles entre douleur et amertume

Histoire du rhum des Antilles

Le rhum des Antilles fait partie intégrante de la culture de ces iles. Elle est sa fierté, son identité, son plaisir, sa peine. C’est également une histoire et un lourd héritage qui fait encore l’objet de ressentiment. Pour bien comprendre cette relation complexe, il faut connaitre l’histoire du sucre dont l’évolution est liée à l’esclavage et à nos sociétés actuelles. Ces évènements ont profondément marqué l’histoire des Antilles.

L’histoire du Rhum des Antilles débute avec la canne à sucre. Celle-ci se développe essentiellement dans les climats chauds alternants humidité et sécheresse. Elle est originaire de l’inde et de la chine du sud. Au 6ème siècle elle a été introduite par les Perses dans le bassin méditerranéen puis par les Arabes dans le sud de l’Espagne. Christophe Colomb l’introduit en 1493 dans les Antilles. C’est l’arrivée en 1654 de juifs et protestant hollandais chassé du Brésil qui amena aux Antilles les 1res méthodes de raffinement de canne à sucre. C’est à ce moment que plusieurs pays colonisateurs (France, Hollande, Espagne, Portugal, etc.) basculent vers une guerre commerciale sans précédent, la guerre du sucre.

On note plus tard qu’un ingénieur noir du nom de Norbert Rillieux a révolutionné l’industrie du sucre vers 1830 aux États-Unis par la création d’un évaporateur. Ce procédé d’évaporation permit de produire un meilleur raffinement du sucre. Plusieurs manufactures de Louisiane eurent recourt à son évaporateur.

Le sucre fait basculer l’économie de nombreuse ile telle qu’Haïti, la Martinique, la Guadeloupe, la Réunion (vers 1810 par l’apport britannique), Cuba et d’autres iles. Les premiers habitants (Amérindiens) de ces pays furent tués, massacrés ou mis en esclavage par les colons européens pour les ressources dont disposaient leurs iles (or, café, etc.). Se retrouvant à court de main-d’œuvre, les colons européens firent venir sur l’ile des Africains capturés sur leurs terres natales (razzia, commerce triangulaire) pour leur imposer des tâches sous des conditions la plus inhumaine et barbare qui soient (torture, viol, violence sont quotidiens dans la vie de ces esclaves).

Dans cet univers esclavagiste, l’homme noir n’est qu’un outil. C’est un corps mécanisé, consumé par le travail jusqu’à son dernier souffle. LeCanne a sucre sucre n’existait pas encore en Europe lorsqu’on a découvert les Amériques. Celui-ci se répand comme une trainée de poudre sur le vieux continent. C’est le nouveau plaisir que tout le monde voulait en Europe. Il permit de conserver aussi de nombreux aliments. C’est dans les Caraïbes que l’industrie du sucre devient une industrie puissante et vectrice de richesse pour les pays colonisateurs. On sait qu’à la fin du XVIII, l’ile du nom de Saint-Domingue est la colonie française la plus riche et puissante (en production sucrière) de tout le continent américain. Tout ceci notamment par l’exploitation barbare d’esclaves noirs africains. D’où le surnom de « perles des Antilles » pour les Français.

Dès 1700, l’ile de Saint-Domingue produit 3000 Tonnes de sucre avec 30 000 esclaves. En 1790 la production atteint 80 000 T grâce aux 500 000 esclaves. En 1783, la France arrivait en tête du classement mondial des exportations de café (40 000 T), coton (1000 T) et sucre (100 000 T).

Plus la demande en sucre augmente, plus la traite transatlantique se développe et plus les cadences d’exploitation deviennent infernales pour les esclaves. C’est un système qui répond à la loi de l’offre et de la demande avec ses concurrents et ses besoins. La banque par le financement de bateau négrier s’enrichit par le crédit et le commerce d’esclave. Les états tirent également un revenu considérable des plantations. L’industrie sucrière donne naissance au rhum des Antilles. Celle-ci est florissante et enrichit grandement les planteurs colons dans ces iles.

La richesse se fait sur l’exploitation de l’homme par l’homme. Elle contribua à la construction et la prospérité de nombreux pays européens et de colon sur ces iles.

Loi et système colonial

 Le 27 avril 1848, marque l’effondrement du système esclavagiste dans les Antilles françaises. Elle signe la fin officielle de la possession d’esclaves par les colons français au cours de plusieurs siècles d’exploitation. Pour autant, les terres arrachées aux Amérindiens puis travaillées pendant des siècles par les « nouveaux citoyens français » ne furent pas partagées ou données. Les anciens colons conservèrent ces terres et reçurent des réparations pour compenser la perte qu’était le travail de leurs anciens esclaves.

En effet, la loi du 30 avril 1849 voté par le parlement français permit aux planteurs français de recevoir une indemnité coloniale pour compenser le fait d’avoir perdu leurs esclaves. La liste des iles et pays concernés fut : La Martinique, La Guadeloupe, La Guyane, La Réunion, mais aussi Sainte-Marie et Nosi-Bé appartenant aujourd’hui à Madagascar. Ces indemnités s’élevèrent à hauteur de millions de Francs, versés à comptant, puis sous forme de rentes annuelles pendant plus de 20 ans. Cette loi a d’une certaine manière contribué à reconnaitre et renforcé le pouvoir de ces colons européens en outre-mer. En revanche, aucune réparation financière ou foncière ne fut octroyée aux anciens esclaves. Il faut comprendre que la fin de l’esclavage n’a pas été synonyme de la fin de l’exploitation ou de liberté économiques pour la plupart de ces « nouveaux citoyens ».

L’ensemble de l’économie de ces iles était sous l’hégémonie et la domination de ces colons (planteurs). Pour pouvoir continuer l’exploitation des plantations, les propriétaires avec l’aide de l’état ont émis des décrets et des arrêtés répressifs. Le but était d’obliger une partie de la population à se salarier dans les plantations de leurs anciens oppresseurs. Tout ceci pour maintenir et développer la production sucrière. Les rémunérations sont basses et les conditions de travail difficile. On doit additionner à cela un système de discrimination pratiqué par ces planteurs à l’égard des descendants d’Africain déportés. Pour faire face à la baisse de main-d’œuvre, les colons firent appel à diverses immigrations (Inde, Afrique) grâce à une partie de leurs indemnisations. Les immigrés furent également exploités et maltraités.

Aux Antilles, les békés ou les blancs créoles sont les descendants de ces ancêtres colons qui ont construite et accumulé leurs richesses sur l’exploitation d’africain pendant des siècles. La situation a bien entendu évolué puisqu’on observe que des agriculteurs afro descendants sont propriétaires de parcelle de terre. On aperçoit également l’émergence de classe noire, indienne et chinoise. Néanmoins, les békés ou blancs créoles possèdent encore aujourd’hui une grande partie de la grande distribution, industrie agroalimentaire et de terres agricoles. Les inégalités économiques et sociales en Guadeloupe, Martinique et Réunion découlent en partie de cette histoire. Elles expliquent en partie les raisons de tension et d’animosité de la population antillaise à l’égard des békés ou blanc créole qui ont préservé leurs héritages de génération en génération.

Rhum des Antilles et fabrication

Revenons-en au rhum des Antilles, dont la canne à sucre est la matière première essentielle à sa conception.

livraison canne à sucre

Il existe différentes variétés de cannes à sucre. Les conditions climatiques jouent énormément sur la qualité (la teneur en sucre, en saccharose). La qualité du jus, la concentration en jus a une incidence sur le prix de la canne à sucre. Celle-ci est récoltée par de petit ou grand paysans ayant des parcelles de terre. La canne à sucre est amenée par des transporteurs jusqu’à l’usine (usine à sucre et distillerie pour rhum). Par la suite, la canne sera déchiquetée puis pressée pour sortir le jus de canne. Pour faire un bon rhum, il faut donc une bonne matière première. On distingue deux méthodes de fabrication pour le rhum des Antilles :

Le rhum agricole est obtenu à partir de la distillation de pur jus de canne fraîche, appelée vesou en créole. Ils représentent 2 % de la production de rhum dans le monde. Le jus de canne ne se conservant pas, dès son extraction lors du broyage, le vesou est mis en fermentation pendant 2 jours puis distillé. C’est cette matière première qui apporte ces qualités aromatiques et cette fraîcheur caractéristiques au rhum des Antilles.

Il existe un véritable savoir-faire au niveau de ce rhum puisqu’on y applique une méthode de réduction et de vieillissement (les futs, les tonneaux) propre à cet alcool. On peut encore retrouver des machines à vapeur dans certaine distillerie datant du XX siècle servant encore à la production de la canne. À ce jour, seuls les rhums agricoles de Martinique bénéficient d’une « Appellations d’origine contrôlée (AOP) » depuis 1996. La Guadeloupe, La Réunion, La Guyane en produisent également. Ils disposent d’une autre appellation « Indication géographique protégée ».

Le rhum traditionnel de sucrerie est issu d’un procédé permettant à la fois d’obtenir du sucre et de l’eau-de-vie. Le jus de canne, au lieu de fermenter comme pour le rhum agricole, est tout de suite chauffé jusqu’à obtention de cristaux, le sucre. L’eau s’évapore et c’est le résidu solide qui n’est pas transformé, très chargé en sucre également qui est appelé mélasse et qui sera distillé pour obtenir le rhum des Antilles traditionnel. Longtemps appelé rhum industriel, le rhum à base de mélasse représente 90 % de la production mondiale.

Crise dans la canne à sucre

La production de rhum concerne la Guadeloupe, La Guyane, la Réunion et la Martinique. Elle est un des piliers de l’économie de ces départements et représente de nombreux emplois direct et indirect. Sur l’ile de la Réunion, la filière canne à sucre est la première source de revenus à l’exportation. En 2019, selon la DAAF la canne à sucre réunionnaise occupait 54 % des surfaces agricoles utiles.

Actuellement, l’industrie du rhum et plus précisément les distilleries, les usines à sucres, les lieux d’expositions, les marques de rhum d’outre-mer appartiennent et sont exploités principalement par des familles békés. De grands groupes multinationaux sont depuis peu propriétaire. Le groupe Tereos plus connu sous le nom de sa marque Beghin Say à la Réunion par exemple. Le groupe italien Campari et le groupe français la martiniquaise en Martinique. Il faut bien comprendre que l’industrie du rhum et les distilleries de rhum en particulier sont une filière à forte valeur ajoutée. Le bénéfice pour ces propriétaires est donc important. La logique de bénéfice et de prospérité des différents propriétaires vient se confronter aux difficultés que rencontre de nombreux petits et moyens planteurs de cannes en outre-mer.

Les conditions de travail difficile et le manque de rémunération minent ces agriculteurs de la terre. Le prix de la canne à sucre imposé par les propriétaires pour ces planteurs est souvent considéré comme insuffisant par rapport au bénéfice engendré par ce produit d’exception qu’est le rhum des Antilles. On comprend que la juste redistribution des richesses en lien avec leurs travaux et leurs produits est un enjeu essentiel pour ces agriculteurs.

On doit ajouter à cela le contexte historique de l’esclavage qui a contribué à l’accumulation de richesses de grandes familles Békés. Une autre corrélation est la révolution industrielle du sucre (19e siècle) qui a permis l’arrivée de grand groupe. Elle a aussi eu pour conséquence d’entrainer la disparition de petit propriétaire antillais. Les grandes grèves de planteur antillais du XXe siècle pour de meilleures conditions de travail nous rappellent que les problématiques d’hier sont toujours d’actualité. Les problèmes de la canne à sucre actuelle sont également liés aux conditions climatiques, aux manques de main-d’œuvre et à la libéralisation du marché. L’ensemble de ses sujets sont les explications des différentes crises, et tensions dans ce secteur d’activité.

Entre culture et tradition

Pour autant, il y a une constante indéniable dans ces départements que sont la Guadeloupe, la Martinique, la Réunion et la Guyane. Le rhum fait partie intégrante de leurs cultures via le quotidien, les fêtes, la gastronomie et les multiples vertus qu’on lui accorde (médicale, punch bois bandé). Les fameux décollages ou la prière du rhum le sont aussi d’une certaine manière. Il est rare de ne pas ramener une ou deux bouteilles de rhum à ses collègues ou sa famille en métropole par exemple. Il est aussi devenu courant d’entendre certains clichés circuler sur le rhum et les Antillais (« Un Antillais qui ne boit pas n’est pas un vrai Antillais »). Les différentes déclinaisons que sont le punch, le ti punch ou le rhum arrangé sont bien évidemment des alcools assez mythiques dans ces régions. Il y a également une authentique fierté des agriculteurs à posséder leurs terrains et à travailler leurs terres en dépit de la difficulté de ce secteur.

On peut voir cette passion et cette envie chez les différents acteurs de rhum (distributeurs, caviste, distillateurs, maitre de chai). Malgré les difficultés actuelles de la filière, la plus grande partie de la population ne s’imagine pas sans canne à sucre. C’est-à-dire vivre sans sucre et sans rhum produit localement. Elle fait partie de l’identité antillaise et réunionnaise, puisque ces départements ont été façonnés historiquement par la canne à sucre.

Il est utile de rappeler qu’a la période esclavagiste, l’eau-de-vie issue de la canne à sucre était principalement consommée par les esclaves (pour faire face à la dureté de la plantation, ou autre). Cette boisson fut associée également à des aliments, des cérémonies rituelles, ou pour sceller des alliances lors de soulèvements.

Il est vrai que malgré tout, le fait de n’avoir que très peu de propriétaires Afro-antillais/réunionnais de distillerie et d’usine à sucre sur l’ensemble des outre-mer est réellement à questionner. L’ensemble de cette industrie est en partie détenue par les mêmes élites depuis le temps de l’esclavage et de la colonisation. À l’heure de la recherche de nouvelle alternative de consommer. La question est d’autant plus pertinente. Il existe cependant quelques exceptions qui méritent d’être citées.

Le Rhum Madkaud

Le Rhum Madkaud dit aujourd’hui Héritiers Madkaud est l’une des rares marques de rhum de tout l’outre-mer, appartenant à un afro-descendant martiniquais. Il s’agit d’un Rhum créé en 1895 par Félicien Madkaud, fils de deux anciens esclaves. Il réussit à créer une distillerie de rhum agricole en Martinique. Les années passent, mais en 1970 c’est la fin des distilleries familiales Madkaud suite à différente problématique. La marque survit néanmoins grâce à un partenariat avec la ville de Sainte-Marie. Héritiers Madkaud se mute en une marque indépendante. La distillerie de Sainte-Marie devient le lieu de production commune à plusieurs autres marques de rhum.

rhum madkaud

Grâce à ce système, un héritier de Félicien Madkaud a pu reprendre l’affaire en 2006. Ce rhum des Antilles dispose de l’appellation d’origine contrôlée, synonyme d’un véritable savoir-faire. Quelques récompenses sont déjà venues orner ce rhum d’exception. On peut retrouver plusieurs gammes de rhum. La marque Héritiers Madkaud ne semble néanmoins pas bénéficier du soutien et de la visibilité des instances officielles puisqu’il n’est pas du tout cité lors des communiqués officiels pour le rhum de Martinique (cf. interview nofi media). Le rhum Héritiers Madkaud offre cependant un nouveau visage dans l’industrie du rhum actuelle. Nul doute que c’est autre vision de l’histoire du rhum est alléchant.

Le Rhum Gwadinina Fwi

Rhum gwadininaDans la même lignée, le rhum Gwadinina Fwi du domaine de Letaye fait figure d’exception dans le paysage de la rhumerie. Ce rhum est une production 100 % artisanale et familiale gérée par Randgy Oujagir. Un Guadeloupéen passionné et travailleur ayant baigné très jeune dans le milieu du Rhum via ses grands-parents. Lui et sa famille sont propriétaires de la distillerie depuis 2020.

Le rhum blanc de Gwadinina Fwi est un assemblage de rhum blanc agricole distillé en moyenne à 65 ° sélectionné selon les cuvées et les gouts du maitre de Chai (tonneau du rhum).

Le rhum vieux de trois ans de Gwadinna Fwi a obtenu en septembre 2019 la médaille d’argent au salon international Top Rum devant des rhums de 9-12 ans d’âge. La particularité de ce rhum est qu’il est vieilli dans des futs de chêne ayant contenu différents alcools tels que le Porto, Armagnac, Cognac, vin… Les effluves et les gouts sont donc uniques en son genre.

Rhum Epicé Maroon

rhum maroonDans un autre registre, nous avons Maroon, le rhum épicé (ou le Spice) lancé par des Guadeloupéens (Enzo Bouchaut et Jean Phillipe Monpierre). Ce rhum épicé est réalisé à partir de rhum agricole et de diverses épices savamment dosées (cannelle, muscade, vanille, gingembre, bois bandé, etc..). Le Spice ou le rhum épicé est généralement associé à la période de carnaval aux Antilles. La marque Maroon s’inscrit dans des rhums épicés haut de gamme notamment via le rhum agricole de Guadeloupe et un savoir-faire traditionnel portant sur un mariage d’épices. Un véritable mélange de saveurs que l’on peut apprécier sous toutes formes. Au-delà du gout Maroon c’est aussi un nom hautement symbolique. Maroon est la traduction de Neg Mawon signifiant Marronage en anglais. La marque Maroon affirme son identité caribéenne et son histoire à travers ses produits.

La filière de la canne à sucre reste la matière principale pour le rhum. Elle doit faire face à des difficultés sans précédent depuis ces dernières années, néanmoins les agriculteurs de ces départements d’outre-mer restent résilients et courageux en sachant ce que représente la canne à sucre dans l’histoire de leurs iles.

Il existe vraisemblablement des perspectives d’avenir dans la diversification de l’utilisation de la canne à sucre depuis ces dernières années avec les bagasses (la fibre de la canne à sucre). Celles-ci pourraient éventuellement offrir de nouvelles possibilités financières aux planteurs (utilisation de sucre de canne en tant que bouteille recyclable, boissons, d’énergie renouvelable, etc..). Le regroupement, la solidarité des planteurs et la création de nouvelles structures pourraient être également une alternative à leurs difficultés. Le soutien de la population antillaise et réunionnaise reste primordial afin que ces petits et moyens planteurs ne disparaissent pas du paysage de leurs départements.

On note que la question de l’enrichissement et des biens accumulés aux Antilles par les békés/blanc créoles au détriment des afro-descendants reste toujours d’actualité. D’un point de vue moral, éthique et économique, la situation reste pour une grande partie de la population véritablement anormale. Une problématique qui reste encore bien trop réelle dans ces iles et régions.

Sources :

http://www.outre-mer.gouv.fr/accompagenement-de-la-filiere-canne-sucre-rhum

https://la1ere.francetvinfo.fr/martinique/filiere-canne-sucre-rhum-s-inquiete-son-avenir-677755.html

La traite négrière européenne : Vérité et Mensonge de Jean-Phillipe Omotunde

Inventeurs et Savants noir : Yves Antoine

https://rumporter.com/maroon-le-spiced-guadeloupeen-haut-de-gamme/

https://rhumagricole.ch/histoire-du-rhum/

Rhum Gwadinina Fwi Page Facebook

Yves Péhaut, Le commerce et l’industrie du rhum à Bordeaux, dans les Cahiers d’outre mers

Histoire des Antilles Françaises : Jhalyssa Sekhmet

https://www.isautier.com/fr/le-blog/article/rhum-agricole-et-rhum-traditionnel-quelles-differences

Stéphane Madkaud, seul Afro-descendant propriétaire d’une distillerie de rhum en Martinique

 

 

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